Bakari GUEYE

Mauritanie/Remaniement ministériel : L’éternel recommencement !

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Crédit photo:Points chauds

La rumeur avait fait le tour des salons de Nouakchott, une rumeur insistante qui finalement se transforma en réalité à la tombée de la nuit en ce jour du 1er Avril.

En effet à l’issue de la consultation entre le président et son premier ministre, les noms des nouveaux entrants dans l’attelage gouvernemental ont été connus.

Ce énième remaniement a été marqué par l’entrée de 4 nouveaux ministres et le départ de deux grosses pointures à savoir le ministre Secrétaire Général du Gouvernement, M.Moulaye Ould Mohamed laghdaf et celui de Brahim Ould M’barek Ould Mohamd El Moktar,ex ministre de l’hydraulique qui serait pressenti pour occuper le poste convoité de directeur de la SNIM.

Ce nouveau coup de balai a touché 6 ministères.

S’agissant des nouveaux venus il y a la nouvelle ministre de l’habitat, Mme Amal Mint mouloud qui est originaire de la ville de Tintane(Hodh El Gharbi) et qui fut directrice des énergies renouvelables à la Somelec.

Sa mère est sénatrice et son père fut ambassadeur.

Quant au nouveau ministre de l’équipement et des Transports, M.Ahmed Salem Ould Abdel Raouf, il occupait le poste de directeur de l’Afout Essahili.C’est un cadre de l’Assaba.

Autre native de l’Assaba promu ministre, Zeinabou Mint Ahmed Salem qui entre en force au gouvernement avec le poste de poids de ministre Secrétaire Général du gouvernement.

Autre nouveau venu, il s’agit de l’ex DG de la Snim, M.Mohamed Abdallahi Ould Oudaa qui occupe le ministère de l’hydraulique, un beau cadeau pour ce proche du président qui se débattait à la tête du géant minier qui face à l’effondrement des cours du fer est en passe de connaitre les affres du dépôt de bilan.

Autre femme qui a changé de poste au sein du gouvernement, c’est Mme Hawa Tandja qui devient ministre des relations avec le parlement et la société civile en remplacement de Ould Cheikh qui passe lui au ministère de la culture et de l’artisanat tout en conservant son statut de porte-parole du gouvernement.

Parmi les départs remarqués, celui de l’ex ministre de la Culture et de l’Artisanat, Hindou Mint Aïnina, qui pourrait être emportée par son penchant pour la francophonie, ce qui bien entendu n’est pas du goût de bien des caciques du régime et notamment les adeptes de l’arabe et de l’arabisme.

Bakari Guèye


Mauritanie/Un 3ème mandat pour Aziz : La question qui fâche !

 

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Crédit photo:Noorinfo

Les débats pouvoir/Opposition sur le troisième mandat font couler beaucoup d’encre.Cette polémique est un signe qui ne trompe pas! Ces ministres laudateurs devant l’éternel sont certainement délégués par le Manitou car qui peut gober le fait qu’ils aient le culot de parler à sa place sachant que dans la réalité, ils n’ont même pas le droit d’agir dans l’exécution des affaires courantes sans son consentement.

Donc à mon sens, pour tous ceux qui disposent d’un grain de matière grise, il est clair que « Président Fondateur » a l’intention de continuer à profiter des « délices » du pouvoir. En effet, la logique d’usurpation qui a éteint son paroxysme ce 30 mars a bien été enclenché. L’on se rappelle qu’au cours de son dernier périple régional, plusieurs citoyens lambda, dans plusieurs localités du pays, avaient demandé au président Aziz de se représenter pour un troisième mandat et là, avec la même demande mais réitéré cette fois par des membres du gouvernement, on passe à la vitesse supérieure, prenant du coup tout le monde de cours. Seulement, il y a lieu pour M. Aziz de bien réfléchir avant de tenter ce forcing qui à mon sens risque de plonger la Mauritanie dans la violence et la désolation; un pays déjà profondément meurtri par la crise économique aiguë et une gestion chaotique des richesses nationales.

Le président a donc intérêt à tendre l’oreille vers ceux de son camp-et ils ne sont pas légion-qui ont compris qu’une représentation à la magistrature suprême serait suicidaire.

C’est ainsi que la députée au sein de la majorité présidentielle Mme Lalla Mint Hacenna a déploré les propos tenus par des membres du gouvernement sur le 3ème mandat présidentiel.Elle conseillé aux ministres concernés d’éviter de verser et de s’appesantir sur des questions non évidentes.

Bakari Guèye


Mauritanie : la CNAM gangrénée par le favoritisme

NOOR INFO
Crédit photo: Noorinfo

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), bien qu’elle soulage incontestablement les fonctionnaires et les familles affiliées,  ne brille pas par la qualité de ses prestations.
Le cas de cette jeune femme brûlée vive et internée à l’hôpital national depuis plus d’un mois en dit long sur le laxisme et le clientélisme qui sévit au sein de cette institution.
La jeune femme, qui s’apprêtait à subir une opération chirurgicale, a effectué toutes les formalités nécessaires auprès des autorités hospitalières. Mais tout a été rejeté en bloc au niveau du gérant du guichet de la CNAM pour une curieuse histoire de protocole.
Selon le représentant de la CNAM, les personnes brûlées disposent désormais d’un nouveau centre de traitement et de ce fait, il y a un nouveau protocole à cet effet.
Le hic, c’est que ni les patients ni les médecins du Centre Hospitalier National (CHN) de Nouakchott ne sont au courant de l’existence de ce nouveau protocole.
Et notre jeune femme, malgré son assurance médicale, se vit intimer l’ordre de payer la coquette somme de 106000 ouguiyas, ce que ses proches refusèrent bien entendu.
Les tractations et les interventions engagées ont finalement porté leurs fruits, mettant à nu la duplicité des fonctionnaires de la CNAM.
Tout finit par s’arranger, avec une facture revue considérablement la baisse : la note a été arrêtée à 10000 ouguiyas.
C’est dire que pour pouvoir profiter des services de la CNAM, il ne suffit pas d’être affilié, mais bien d’avoir le bras long.

Bakari Guèye


Mauritanie/Grogne contre le règne des impôts

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Crédit photo: finances.gov

Les impôts sont devenus la hantise des mauritaniens. En effet, face à ce fléau qui lamine dangereusement leurs maigres revenus, les mauritaniens actifs ne savent plus à quel saint se vouer.
Pour M. Saleh Ould Hanena,, président fraichement élu du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) : « : Les taxes sont devenues la seule source de revenus de l’état »
Selon M. Hanena : « la Mauritanie traverse une conjoncture économique difficile ».
Et pour rester dans le cadre de cette politique fiscale agressive voire sauvage, notons qu’il ne se passe plus de jour sans qu’on assiste à de nouvelles mesures coercitives, relevant un peu plus la barre qui devient très très haute.
Et, pas plus tard que ce début de semaine, des dizaines de commerçants du fameux marché « Rizgh » ont été sommés par la direction des impôts de fermer boutique.
A en croire le porte-parole des victimes, cette direction veut leur faire payer pour la deuxième fois consécutive la taxe annuelle de 2015.
Et pour justifier cette décision arbitraire, les fonctionnaires des impôts n’ont pas trouvé meilleur justificatif que de dire que la trésorerie connait des difficultés.
C’est dire que la direction des impôts est décidée à renflouer coûte que coûte les caisses de l’Etat.
Voilà qui explique que ces derniers temps, le département des impôts sous la houlette d’un ministre des finances jugé un peu trop zélé fait des pieds et des mains pour maximaliser les recettes et ce au grand dam des citoyens complètement abasourdis.
Bakari Guèye


Mauritanie/Le prix du poulet dans le collimateur

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Crédit photo: Alakhbar

Aussi paradoxal que cela ne puisse paraitre, la hausse des prix de la viande de poulet a soulevé un tollé au sein de l’opinion et des associations pour la protection des consommateurs.
C’est ainsi que l’association mauritanienne pour la protection du consommateur a vivement dénoncé il y a quelques jours, cette hausse jugée injustifiée et contre nature, une hausse décidée unilatéralement par le ministère de l’élevage qui a fixé le prix du poulet local à 1500 um.
Mais, pour l’association mauritanienne pour la protection du consommateur, cette hausse est d’autant plus inacceptable qu’elle intervient à un moment où on assiste à une croissance exponentielle de l’offre et à une dégringolade du pouvoir d’achat des consommateurs.
Et, à en croire cette association, le ministère de l’élevage n’est pas habilité à la commercialisation et la fixation de ces prix, ce qui est du ressort du ministère du commerce.
Dans un communiqué publié pour la circonstance, l’association mauritanienne pour la protection du consommateur invite le ministère de l’élevage à s’occuper plutôt de la meilleure organisation de la filière et du secteur de l’élevage en général qui se trouve dans un état peu reluisant.
Le communiqué invite par ailleurs le ministère à revenir sur sa décision.
Quoiqu’il en soit, avec la hausse vertigineuse des prix de la viande, du poisson…du poulet et de tous les autres produits de première nécessité, le consommateur mauritanien traité comme une pauvre vache à lait croupit sous la misère et ne sait plus à quel saint se vouer.
Bakari Guèye


Affaires AQMI et Sénoussi : Le gouvernement mauritanien dans l’embarras

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Crédit photo:Maliactu

Le gouvernement mauritanien qui se débat dans de mauvais draps en ce début d’année du fait de la crise économique que traverse le pays vient d’être secoué par deux grosses affaires qui ne sont pas pour arranger les choses, bien au contraire.
La première affaire concerne cette prétendue collaboration avec AQMI, une information rapportée par la CIA qui fait état de la découverte de documents accréditant cette thèse, des documents saisis à l’intérieur de la cache de Ben laden, au Pakistan.
L’information a été largement relayée par les grandes agences de presse mondiales.
Quant à la seconde affaire, non moins rocambolesque, elle porte sur l’extradition par Nouakchott de Sénoussi, l’ex chef des renseignements libyens.
Il s’agirait en fait d’un marché qui aurait coûté la bagatelle de 200 millions de dollars au contribuable libyen.
Cette information a été livrée par Abdel Vetah Bourwagh Cheloui, membre du congrès national général libyen (parlement).
Le député, dans son livre « des secrets sous la coupole du parlement » cite les propos de l’ancien premier ministre Abderrahmane El Kip, lors de questions orales devant la chambre.
Celui-ci aurait reconnu avoir versé ce montant aux autorités mauritaniennes et aurait ajouté qu’il était disposé à verser davantage pour le récupérer, quitte à puiser dans ses biens personnels.
Bien entendu ces deux affaires qui fragilisent encore un peu plus le régime en place ont été vivement démenti, au cours d’une conférence de presse par deux membres du gouvernement, à savoir : les ministres de la Justice et celui des Relations avec le parlement qui ont affirmé à propos de la question relative aux allégations selon lesquelles la Mauritanie aurait perçu 200 millions de dollars contre la remise d’Abdallah Senoussi aux autorités libyennes, que « ce genre de questions ne mérite pas de réponse », s’étonnant du fait « qu’un citoyen mauritanien puisse se faire le relai de propos d’un étranger qui s’évertue à attenter à la dignité du pays et à celle de hommes honorables qui le dirigent. »
Le ministre des Relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, répondant à une question concernant un soi-disant accord entre la Mauritanie et Aqmi, a souligné que « certains sites d’information ont publié le prétendu document dans son intégralité alors que d’autres se sont contentés d’en publier certains extraits et d’ignorer d’autres. »
Il a ajouté que « l’observateur averti trouvera que ce document se contredit et porte en lui-même les preuves de son inexactitude dès lors qu’il parle d’intention d’accord, de tentative ou de proposition d’accord, comme il fixe la date de cet accord à l’année 2010. Or on sait que la Mauritanie est entrée en confrontation avec l’Aqmi durant les années 2010, 2011 et 2012. Ce qui prouve que cet accord n’a jamais existé. »
Bakari Guèye


Montée en flèche du chômage en Mauritanie

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Crédit photo: Le magazine du manager

Vendredi dernier un jeune chômeur qui a apparemment perdu patience a profité de la prière dans la grande mosquée de Nouakchott, en ce jour saint pour exprimer son désespoir devant des milliers de fidèles ahuris par cette attitude qui en dit long sur l’état psychologique des jeunes mauritaniens livrés à un chômage implacable et de plus en plus insupportable.
Devant ce comportement les fidèles étaient divisés en deux camps. D’abord ceux qui estiment que la mosquée est l maison de Dieu où il n’y a pas lieu de poser des problèmes jugés inopportuns.
Et puis le second camp qui lui, estime que le jeune homme a tout à fait raison de sensibiliser la communauté sur les dangers du chômage qui mène à l’extrémisme, au banditisme voire même au terrorisme.
Quoiqu’il en soit, la situation du chômage en Mauritanie est plus qu’inquiétante. Et, à en croire un rapport de la Banque Mondiale publié le 15 février 2016, le taux de chômage dans ce pays atteint 31,5%, soit le niveau le plus élevé dans les pays du monde couvert par cette étude.
La Mauritanie était donc classé en dernière position juste derrière des pays comme la Macédoine (27,7%), la Bosnie Herzégovine (26,7%), la Bande de Gaza(26,7) et enfin la Grèce(22,6).
Avec près de 6000 sortants des universités et autres centres de formation et la forte déperdition scolaire ajouté à l’explosion du secteur informel, le gouvernement peine à mettre sur pied une politique d’emploi valable qui puisse aider à résorber ce chômage galopant.
La Banque Mondiale offre certaines pistes. Ses experts sont formels : l’informel a du bon. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette affirmation mentionnée dans un précédent rapport de l’institution financière internationale sur l’état économique du monde et ses perspectives.
Quelque peu iconoclaste, ce nouveau millésime dit également que le progrès de l’humanité est dans les villes en ce qu’elles engendrent des emplois valorisants et, dans le commerce international en ce qu’il induit des transferts de technologie. Comme ledit document affirme également que 90% des emplois sont offerts par le secteur privé, certains en ont vite conclu que plus qu’un exemple de croissance, c’est un modèle de société que les experts de la banque proposent. D’autant plus qu’ils affirment que certains emplois sont plus inducteurs de croissance et de développement que d’autres.
Quoi qu’on dise, l’emploi des jeunes devrait constituer une urgence au regard du gouvernement et faire partie d’un pacte social car il s’agit d’une véritable bombe à retardement.
Bakari Guèye


Mauritanie/Les responsables de l’ISESE édifient l’opinion

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Crédit photo:B.G

L’institut des Études Supérieures spécialisé en entrepreneuriat(ISESE) a ouvert ses portes en janvier dernier à Nouakchott après avoir subi quelques tracasseries de la part des autorités mauritaniennes.
Et c’est justement pour édifier l’opinion, les parents des apprenants et pour se faire connaitre que les dirigeants dudit institut ont organisé du 20 au 23 du mois courant, des journées Portes-ouvertes.
Dimanche, une conférence de presse s’est tenue dans les locaux de l’institut, l’occasion pour M .Laurent Assi, Coordinateur des programmes de faire le point sur les activités de cet institut présenté non comme une école mais comme un cabinet, une entreprise.
D’emblée, le coordinateur a indiqué que ces journées ont deux enjeux. Le premier enjeu c’est de se faire connaitre par la population cible. Le deuxième enjeu c’est d’exposer le caractère social de l’institut qui met à la disposition de ses stagiaires 600 bourses d’études.
Le but de ces journées selon M. Assi « c’est aussi de dire et de montrer aux parents de nos stagiaires que nous n’avons pas trahis nos engagements. »

Et M.Laurent de noter que : « Nous sommes un institut des Etudes Supérieures spécialisé en entrepreneuriat. Nous avons eu quelques problèmes avec les autorités qui nous assimilaient à une école et nous demandaient de ce fait de présenter notre autorisation. Or, nous sommes une entreprise et nous disposons d’une déclaration d’ouverture, un document émis par le guichet unique. Nous sommes donc un cabinet qui vend des stages de formation, on fait de la formation continue, du renforcement des capacités et ce dans différents domaines. On fait de la formation-emploi, la formation- qualifiante. On forme de futurs chefs d’entreprises. »
Et pour ce qui est des formations proposés, M. Laurent ajoute : « Avec le regroupement de certains modules, nous proposons différentes carrières. Entre autres nous avons une carrière paramédicale (aides-soignantes, délégués médicaux, sages-femmes, etc) ;Il y a une carrière management(marketing stratégique, management touristique, hôtellerie, Commerce International, Import-export…) ;Autre carrière, celle de l’Informatique(formation de webmaster, maintenance informatique, etc) ;Il y a aussi la carrière Finance et comptabilité et puis une carrière juridique avec un module sur le droit des affaires. L’architecture n’est pas en reste avec le dessin-bâtiments. Et il y a la carrière langues avec l’enseignement de l’arabe, du français et de l’anglais et puis une carrière enseignement avec le préscolaire (formation de monitrices de jardins d’enfants).
Au cours de sa conférence de presse M. Laurent a indiqué que les supports utilisés au niveau de l’institut sont des salles de conférences équipées, 30% de la formation se déroulant en salles et le reste au sein des entreprises.
Et pour ce qui est du corps des encadreurs, le centre fait recours à des coachs, des coach-managers et des experts extérieurs.
En réponse aux questions posées par les journalistes, M. Laurent a souligné que le groupe ISE est un grand groupe basée en Côte-d’Ivoire et que grâce à la coopération exemplaire avec la Mauritanie, le groupe a décidé de faire une délocalisation en ouvrant un centre en Mauritanie.
Ce centre qui a commencé ses activités en janvier 2016, comprend actuellement près d’une centaine de stagiaires répartis en 3 filières ou carrières.
Bakari Guèye


Mauritanie : des dizaines de malfrats se font la belle

Plus d’une quarantaine de prisonniers, dont des caïds endurcis condamnés à perpétuité, ont réussi à s’évader vendredi. Ces malfrats étaient détenus au pénitencier de Dar Naim, un bagne tristement célèbre de la capitale mauritanienne.
Cette évasion intervient à peine un mois après celle, non moins spectaculaire, d’un dangereux salafiste, lui aussi pensionnaire de cette fameuse maison d’arrêt.
Cette fuite massive, la plus importante dans les annales de l’histoire du pays, est un coup dur pour les autorités. Les forces de sécurité n’ont pas eu le temps de savourer la victoire que représente le rattrapage du terroriste évadé dans la brousse guinéenne.
En effet, ce sont des dizaines de prisonniers (on parle de 42) qui ont pris la poudre d’escampette et ce, au nez et à la barbe de leurs gardiens, apparemment dépassés par l’ampleur de l’événement.
Les évadés auraient bien préparé leur coup. Profitant de l’état de délabrement de la prison, du manque d’éclairage et de l’effet de surprise, ils ont réussi leur coup. Guidés par les plus aguerris d’entre eux ayant pris d’assaut le portail principal, plusieurs forcenés se sont engouffrés dans la brèche pour se fondre dans la nuit noire.
A noter que la prison civile de Dar Naim est loin d’être aux normes. Initialement conçue pour abriter 300 personnes, elle en compte actuellement plus de 1000.
Les prisonniers vivent dans des conditions carcérales peu orthodoxes, et, depuis la précédente évasion du prisonnier salafiste, les autorités ont décidé de serrer encore un peu plus la vis.
Bakari Guèye


Mauritanie/Une émission de Mourabitoun TV Suspendue par la Hapa

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cédit photo: Alakhbar

L’émission « Vissamim » de la chaine de télévision « Al Mourabitounes » présenté par le journaliste, Ahmed Ould Wadiaa a été suspendu jeudi pour un mois par la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel(HAPA).
La décision annoncée par un communiqué du gendarme de la presse est tombée comme un couperet sur la tête de son présentateur et de toute l’équipe de cette chaine appartenant à la mouvance islamiste en Mauritanie.
La Hapa indique, par ailleurs, que cette décision constitue un avertissement à Mourabitoun TV.
Plusieurs raisons ont été avancées par la Hapa pour justifier la suspension de ladite émission.
C’est ainsi que Ould Wadiaa, le journaliste qui présente l’émission est accusé de favoriser le « séparatisme », d’avoir évoqué l’existence de l’esclavage en Mauritanie et d’avoir invité deux personnes du même bord pour évoquer l’affaire des enfants de l’école « Nassiba », une affaire à relents discriminatoires qui a récemment attiré l’attention de l’opinion.
A noter que quelques jours avant cette suspension, une équipe du site d’information « Essirage » (proche des islamistes) a été empêché de travailler dans la région du Hodh, où elle était en mission de reportages couvrant les régions de l’Est du pays.
Cette décision prise par le gouverneur de la région du Hodh El Gharbi aurait été dictée par les plus hautes autorités qui, de l’avis de certains observateurs ont lancé une guerre ouverte contre les islamistes.
D’aucuns parlent même de la dissolution programmée du parti Tawassoul.
Quoiqu’il en soit, la suspension de cette émission par la HAPA, comme du reste l’interdiction des journalistes de « Essirage » de mener leur travail d’investigation journalistique, constituent une régression inquiétante de la liberté de la presse en Mauritanie.
Bakari Guèye