Bakari GUEYE

Trafic des manuels scolaires en Mauritanie: l’Institut Pédagogique National tape du poing sur la table

RFICrédit photo:RFI

Les autorités mauritaniennes ont décrété l’année 2015 «  Année de l’Enseignement », une manière pour le président mauritanien de faire amende honorable après l’échec cuisant enregistré par le système éducatif national, durant le premier mandat présidentiel (2009-2014).

Au programme de cette année toute spéciale, plusieurs activités sont à l’ordre du jour. C’est dans ce cadre que, l’Institut Pédagogique National(IPN) vient d’enclencher une vaste opération visant à mettre fin au trafic du livre scolaire, dont le lieu de prédilection a été jusque-là les librairies commerciales, au grand dam des bibliothèques scolaires dont les rayons sont généralement vides.

Ainsi, note un communiqué de l’IPN rendu public le 1er janvier : «

Pour contrecarrer les spéculations sur les manuels scolaires, la Direction de l’Institut pédagogique National (IPN) a engagé depuis un mois des investigations de terrain en collaboration avec les autorités administratives et sécuritaires. »

Notons que depuis le lancement de cette campagne aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays, plus de 50000 exemplaires ont été saisis, une prise qui met du baume au cœur des parents d’élèves, qui dépensent des sommes faramineuses pour acquérir le précieux sésame.

Par ailleurs, la direction de l’IPN annonce avoir ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités et les sources de ce trafic illicite qui alimente le marché noir et permet à certains de faire de bonnes affaires sur le dos des pauvres élèves qui, en principe, devraient bénéficier d’une distribution gratuite de ces manuels, dont la fabrication est entièrement prise en charge par l’Etat.

Si l’enquête suit son cours normal, des têtes devraient tomber car, on imagine mal le développement d’un trafic d’une telle ampleur sans des complicités internes.

Quoiqu’il en soit, il est temps que le ministère de l’éducation prenne le taureau par les cornes et agisse pour redonner à l’école mauritanienne ses lettres de noblesse.

Bakari Guèye


Mauritanie : Dialogue Pouvoir/Opposition : « Chat échaudé craint l’eau froide »

Azizcrédit photo:AMI

La Mauritanie vit depuis 2008, une crise politique aigue suite au coup d’état orchestré par le président actuel qui avait réussi un sans faute parfait en réussissant à convaincre la communauté internationale et à rouler son opposition dans la farine.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis et l’opposition qui n’avait pas depuis lors arrêté de crier au scandale, assistait impuissante à la consolidation du régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui en est à son deuxième mandat de 5 ans.

Jusque là, toutes les tentatives de dialogue entre les deux parties ont été vouées à l’échec.

Et, depuis quelques semaines, une nouvelle initiative de renouer le contact pointe à l’horizon avec la nomination de M. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, premier ministre sortant, au poste de ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, avec pour mission , entre autres, de conduire ce dialogue avec l’opposition.

D’ores et déjà, un document a été remis par le pouvoir au Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU, coalition de l’opposition) pour la tenue de ce dialogue dont l’objectif est de sortir le pays de l’impasse.

L’opposition, comme vient de l’affirmer sur les ondes de la radio nationale, le leader de l’Union des Forces Démocratiques(UFP), M. Mohamed Ould Mouloud, est d’accord sur le principe. Mais, rappelle-t-il, le souvenir des précédentes assises avec le pouvoir est loin d’être encourageant.

Rappelons qu’en réponse au document transmis par le pouvoir, l’opposition exige la satisfaction d’un certain nombre de doléances dont le rétablissement de la confiance entre les deux protagonistes, l’organisation concertée d’élections municipales et législatives, le retour de l’armée dans les casernes avec interdiction de s’ingérer dans les affaires politiques, la mise en place d’une nouvelle CENI, la révision de la composition des membres du Conseil Constitutionnel, la redéfinition du statut de chef de file de l’opposition et l’organisation d’élections présidentielles anticipées après un accord sur leur mode d’organisation.

Quoiqu’il en soit, ce dialogue semble inéluctable et le président Ould Abdel Aziz qui, se montrait jusque là inflexible face à une opposition qu’il ignorait crânement, commence à lâcher du lest car, il a peut être compris qu’il y va de son intérêt et de celui du pays.

Face à la crise multidimensionnelle que traverse la Mauritanie, avec une paupérisation galopante et une contestation qui va crescendo, il va falloir s’asseoir sur la table des négociations pour tenter de sauver les meubles.

Acculé de toutes parts, Ould Abdel Aziz qui pense déjà, peut être, à un coup de force constitutionnel, qui lui permettrait de poursuivre son odyssée à la tête du pays, gagnerait beaucoup plus en discutant avec l’opposition à laquelle, il pourrait une fois de plus jouer l’un de ces tours dont il a le secret.

Bakari Guèye

 


Gestation et défi de l’Unité Nationale en Mauritanie : le Parti Tawassoul présente sa vision

vision_tawassoul_unite_nationaleCrédit photo:BG

La question de l’unité nationale était au centre d’un meeting politique organisé le 21 janvier à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott par le Rassemblement National pour la Reforme et le Développement (parti Tawassoul).
Ce regroupement initié par le parti islamiste a vu une forte participation de la classe politique et notamment les partis de l’opposition réunis sous la coupe de la coalition du FNDD. On notait également la présence des leaders syndicaux et des organisations de la société civile.L’objectif de la rencontre c’était de livrer à l’opinion publique mauritanienne et étrangère sa «Vision de l’ l’Unité Nationale ».
Après une lecture de quelques versets du saint coran, le Dr Soufi Ould Cheibani, président du Conseil de la Choura au sein du parti a prononcé un mot de bienvenue au cours duquel, il a dénoncé avec la dernière énergie les caricatures du prophète(PSL) parus à la UNE de Charlie Hebdo. « Nous rejetons cette forme de liberté d’expression. C’est plutôt une liberté d’agression contre la croyance des peuples. » A-t-il martelé.
Lui succédant, la sénatrice Yaye N’Daw Coulibaly a de son coté condamné ces caricatures jugées blasphématoires.
Parlant de la situation politique, elle a affirmé : « Nous ne pouvons plus nous taire face à la situation catastrophique du pays avec les tensions sociales, la répression contre les militants des droits de l’homme, l’insécurité, les problèmes de l’éducation…C’est un scandale que nous ne soyons que 3 millions d’habitants et que nous vivions dans la misère. »
Ce fut ensuite le tour du député Hamdi Ould Brahim, Secrétaire Général du parti, d’expliquer de faire une présentation sur la forme du document élaboré par le parti sur la question de l’unité nationale. « Il s’agit dit-il du fruit de 2 ans de séminaires et de débats. C’est une approche sérieuse associant clarté et clairvoyance. Elle bannit toutes les formes d’exclusion, de frustration, d’hégémonie, d’esclavage… »
Extrait du document
De l’avis du parti, le débat sur l’unité nationale est suscité en permanence en Mauritanie sous différents angles. Cela s’explique par un concours d’événements qui ont marqué l’histoire du pays et qui sont liés à l’aspect socio-ethnique du pays, au communautarisme ou à la question de l’esclavage (pratiques et séquelles).
Il est normal que le parti Tawassoul, qui est doté d’une vision fédératrice et qui se réfère à l’Islam tout en se souciant de l’intérêt de la nation depuis sa création, accorde une grande importance à l’unité nationale, que ce soit dans sa documentation, (vision intellectuelle, déclarations politiques, statut, etc.) ou encore dans son suivi de la question (Prise de position, communiqués, relations etc.)
Mais ces efforts n’ont pas suffi pour clore le débat. L’on s’interroge de nouveau et à chaque occasion sur les atouts et menaces de la cohabitation et sur la problématique de la cohésion sociale. Tawassoul a vu alors la nécessité d’élaborer une vision globale et de proposer une approche claire aux Mauritaniens pour ainsi contribuer, sérieusement, à la préservation de leur unité et le recouvrement de leurs droits ainsi que l’instauration d’une politique de rupture avec les thèses et pratiques qui perpétuent l’injustice ou favorisent la désunion.
La République naissante en adoptant la forme islamique, prouve que seul l’Islam peut unir les Mauritaniens. Cependant, l’État a suivi une politique visant à faire taire les revendications socioculturelles ou à proposer des solutions incomplètes. L’État a été aussi incapable d’adopter une position d’arbitre dans les conflits ethnico-culturels notamment lors de la crise de 1966 (manifestations, affrontements et arrestations).
La situation en plus s’est détériorée avec le renforcement de la thèse nationaliste et ethnique après le coup d’État de 1978. Elle s’est aggravée avec l’arrivée du président Maouyaa Ould Sid Ahmed Taya (1984-2005) dont le régime a sévi sévèrement, surtout après la publication du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé (1986) ». Cela a été suivi d’arrestations et de la tentative de coup d’État de 1987.
La crise de 1989 a été une étape douloureuse durant laquelle des Mauritaniens comme des Sénégalais ont été victimes d’exécution sommaire. La situation a cependant pris une tournure plus dangereuse entre la période 1990-1991 avec le ciblage systématique, par l’État, de la communauté négro-mauritanienne dont plusieurs membres seront soit tués soit exilés.
L’unité nationale en a été profondément secouée. Les politiques ont alors formulé des revendications, dont le flambeau a été porté par les défenseurs des droits humains, pour exiger le règlement du problème dit du « Passif humanitaire » et demander à ce qu’on mette un terme à ces injustices.
Il y a eu également les tentatives successives d’apaiser la situation d’où l’initiative du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah (2007-2008) de rapatrier les déportés mauritaniens au Sénégal et de présenter les excuses de l’État mauritanien. D’autres dispositions ont été prises pour rétablir de bons rapports entre les Mauritaniens comme les quelques indemnisations et la prière de Kaédi qui ont eux lieu.
Mais malgré cela la crise persiste et la méfiance règne encore au sein des communautés. Ce qui fait de la question ethnique, des relations intercommunautaires et du contrat de citoyenneté des problématiques qui doivent être discutées à partir d’une vision éclairée.
Quant à la problématique de l’esclavage et ses questions relatives, dont la place des Harratins (esclaves affranchis) au sein de l’État et de la société, elle n’a pas été traitée très tôt, comme cela a été cas de la cohabitation.
D’après le diagnostic établi, la question ethnique pose la problématique de la cohabitation interethnique, la question des langues et le souhait de tous les citoyens de vivre dans un État garantissant leur diversité et leur bonne cohabitation. Elle aborde les violations des droits de l’homme par le passé (victimes et exécutions sommaires), en prenant l’exemple des déportés qui souffrent de problèmes de réintégration, de manque des services indispensables et du non respect en terme de droits fonciers et d’état civil.
La question sociale et des droits pose la problématique de l’esclavage et les moyens de son éradication complète ainsi que de ses séquelles, en vue d’instaurer un État basé sur la citoyenneté, l’égalité et sur la discrimination positive en faveur des marginalisés.
La question du communautarisme pose la problématique de la catégorisation sociale au sein des composantes nationales, ce qui a abouti à la marginalisation morale et matérielle de certains groupes. Elle exige de promouvoir l’égalité et demande d’initier une politique de rupture avec le mépris et l’exclusion. Les citoyens doivent tous se sentir protégés par l’État et par la société.
La question liée au régionalisme concerne le besoin d’équilibre en matière d’importance, de valorisation et de développement entre les différentes parties du territoire afin que toutes les régions du pays soient au même pied d’égalité dans les domaines de l’enseignement, de santé, des services publics ou de création de pôles de développement, tout en prenant compte les spécificités économiques de chaque région afin de garantir un développement homogène du pays.
La question de l’unité nationale, partant des ces quatre dimensions précitées, divise les Mauritaniens : les uns ignorent cette réalité et nient les violations des droits, le déséquilibre dans les rapports de force, dans l’influence, le pouvoir ou la richesse. Les autres exagèrent dans leur manière d’aborder la question refusant de reconnaître les progrès sociaux réalisés dans le domaine que l’on pourrait améliorer et élargir pour en tirer profit.
Axes prioritaires de la Vision
Il est nécessaire de traduire toues les théories développées en pratique suivant des axes prioritaires qui se résume comme suit :
1- Retour aux valeurs islamiques basées sur la foi et sur l’égalité entre les hommes et rependre le vrai message de l’Islam qui concrétise se sens.
2- Revenir aux enseignements de l’Islam basés sur la fraternité, la solidarité, la bienfaisance, le pardon, le soutien aux nécessiteux et sur le principe de la salutation et de la réconciliation entre les gens.
3 – Lancer un projet de réconciliation nationale qui prévoit un dialogue inclusif et objectif pour corriger les injustices du passé et ouvrier de nouvelles perspectives vers la reconstruction du pays et vers un nouveau contrat national.
4 – Apporter une solution définitive au problème du Passif humanitaire basée sur les devoirs de vérité, de mémoire et de justice ainsi que sur le principe de la réconciliation et du pardon.
5 – Réhabiliter les déportés dans leurs droits foncier et civique et leur accorder une indemnisation juste.
6- Instaurer une loi qui incrimine le racisme et sanctionne ses auteurs comme celle qui incrimine les pratiques de l’esclavage.
7 – Faire une conception générale d’une reforme éducative basée sur la culture islamique qui fédère les Mauritaniens et basée sur la langue officielle et sur les différentes langues nationales, tout en s’ouvrant aux autres langues internationales conscient des exigences du progrès et du développement.
8 – Proposer l’élargissement de la décentralisation et accorder plus de prérogatives aux conseils communaux pour qu’ils servent davantage les zones suivant les particularités sociales et les exigences du développement. Réviser aussi le découpage administratif sur de nouvelles bases justes et équilibrées.
9 – Permettre à ce qu’il ait un équilibre entre les différentes parties du territoire afin que chacune puisse bénéficier des ressources du pays. Il faut aussi prendre en compte les particularités économiques de chaque wilaya dans une stratégie nationale globale.
10 – Procéder au règlement juste et équitable du problème foncier
11 – Reformer le système judiciaire de sorte que toutes les composantes sociales y soient intégrées, pour instaurer la justice et garantir son indépendance.
12 – Faire face aux formes d’injustice sociale qu’elles soient des pratiques sectaires ou esclavagistes, par des mesures concrètes.
13 – Amener les oulémas, les imams et les autres religieux à jouer leur rôle pour empêcher de prendre l’Islam comme prétexte pour couvrir les pratiques esclavagistes.
14 – Renforcer l’esprit de citoyenneté et l’inclure dans les programmes scolaires
15 – Proposer des modèles d’intégration sociale, de solidarité économique, renforcer les liens sociaux à travers le rapprochement des groupes par des mariages intercommunautaires
16 – Adopter une politique de discrimination positive en faveur des groupes vulnérables dans l’octroi de financement, les projets de développement et dans l’enseignement.
17 – Adopter une stratégie équilibrée qui prend en charge tous les problèmes d’injustice et de marginalisations dont les composantes et les groupes qui appellent au respect de leurs droits ont été victimes tout en s’éloignant des discours qui appellent au la séparation et au discorde.
18 – Faire de sorte que les médias reflètent la diversité socioculturelle et en permettant à toutes les communautés d’accéder à ces médias de manière équitable.
19 – Réformer et élargir l’enseignement original à toutes les communautés et diffuser le message de l’Islam qui garantit l’unité nationale.
20 – Libérer notre héritage populaire de son côté négatif qui appelle au racisme, à la haine ou à l’esclavage.
21 – Faire renaître l’héritage socioculturel de toutes les composantes nationales et reconnaître les symboles et l’histoire de tous dans la scène.
Bakari Guèye


Remaniement ministériel en Mauritanie : Des poids lourds écartés du gouvernement

gouvCrédit photo:AMI

Le président mauritanien « sur proposition du premier ministre » a remanié le 16 janvier son équipe, un changement qui a touché 7 postes. 4 ministres dont ceux des Finances et des Affaires étrangères ont quitté l’équipe gouvernementale.Occupant ce portefeuille de la diplomatie depuis un peu plus d’un an, Ould Téguedi, un diplomate chevronné a été remercié le jour même de la grande manif de Nouakchott contre « Charlie-Hebdo »son compagnon d’infortune, M. Dia Moktar Malal, ministre secrétaire général de la Présidence de la République a été rétrogradé au poste de ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et des TICs.
Les deux hommes qui ont servi à l’ambassade mauritanienne en Israel n’ont pas la cote au sein de l’opinion publique qui va sans doute apprécier cette décision à sa juste valeur. Étrange coïncidence en tout cas.
Autre grosses pointure ayant fait ses valises, il s’agit de M. Thiam Diombar, l’inamovible ministre des Finances qui faisait depuis quelques mois l’objet d’une campagne de presse très féroce.
Financier de la première heure, il aura permis au président de mieux verrouiller le dispositif pour barrer la route aux redoutables budgétivores qui écument tous les leviers de commande de l’État.
Mais l’homme a été emporté par la violente tempête qui ravage actuellement les milieux bancaire et financier.
La fermeture de la MAURISBANK, le limogeage du Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie suivi par celui de la Caisse de Dépôts et de Développement sont des signes qui ne trompent pas et dénotent d’un malaise qui ne dit pas son nom.
Toutefois, avec la nomination de M. Mokhtar Ould Diaye aux Finances, l’espoir est permis car il s’agit bien d’un jeune cadre compétent de la trempe de son prédécesseur.
Débauché de la direction des Impôts, il affiche la très convoitée réputation de l’homme qui a permis de renflouer les caisses de l’Etat. En effet, depuis son arrivée à ce poste, la collecte des impôts a connu une dynamique sans précédent.
Autre promotion qui n’est pas passée inaperçue c’est celle de Mme Fatma Fall Soueina catapultée à la tête de la diplomatie mauritanienne.
Après Naha Mint Mouknass, c’est la deuxième femme à occuper ce poste resté pendant longtemps la chasse gardée des hommes.
Jeune et sans grande expérience, on se demande si cette enseignante qui a fait un bref passage au département de la culture pourrait manœuvrer un ministère aussi complexe et qui ne brille pas particulièrement pour ses services rendus à la nation.
Bakari Guèye

 


Mauritanie : Incendie au domicile d’un responsable régional

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crédit photo: Houriya

Le domicile du gouverneur adjoint du Hodh El Gharbi (Est de la Mauritanie) a été ravagé le 14 janvier par un violent incendie. Face à cette catastrophe, il n’y avait face au feu que le personnel administratif, les proches collaborateurs du gouverneur, et quelques badauds qui ont eu le reflexe de jouer aux pompiers. Quant à ces derniers, ils furent les grands absents, comme ce fut le cas, quelques jours plus tôt lorsqu’un vieux véhicule-un cercueil roulant- pris feu à quelques encablures du grand marché de la ville.
Et comment pouvait-il en être autrement d’ailleurs quand on sait que dans toute cette vaste région, il n’y a aucun véhicule ni autre matériel anti-incendie.
Cette situation surréaliste en dit long sur l’état peu reluisant dans lequel se trouve le corps des Sapeurs-Pompiers qui existe pourtant depuis Avril 1969.
Malheureusement, le service de la protection civile ne bénéficie pas de l’attention requise de la part des pouvoirs publics qui y injectent cependant des fonds importants mais qui apparemment ne sont pas judicieusement mis à contribution pour améliorer les choses.Par ailleurs, la précieuse aide apportée régulièrement par la Principauté de Monaco et ce, depuis 1998, ne semble pas non plus pouvoir répondre toute seule aux grands défis auxquels fait face ce corps.
Et pourtant, le gouvernement affirme disposer de suffisamment de moyens pour faire face aux grandes questions de développement.
Mais à voir ce qui vient de se passer à Aioun et face aux carences de la protection civile régulièrement pointée du doigt par les citoyens, on ne peut qu’être sceptique. Et on se demande s’i existe réellement une volonté de remédier à cette situation.
Bakari Guèye


« Mauritanie Perspectives » organise une conférence sur l’unité nationale animée par un ministre d’Etat et homme politique belge

aziz dahi

crédit photo: CNAM

 

La salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Mauritanie a abrité le mercredi 07 janvier 2015 à 19heures un débat sous le thème :
« Quelles similitudes et quelles différences des problèmes de structuration de l’unité nationale en Belgique et en Mauritanie ? ».Cette conférence organisée par « Mauritanie-Perspectives »(Observatoire de suivi citoyen du CSLP3) était animé par l’homme politique belge et ex Ministre d’Etat Charles Ferdinand Nothomb.
L’objectif pour les organisateurs c’est de voir dans quelle mesure la Mauritanie peut profiter des enseignements tirés de l’expérience de structuration de l’unité nationale et du système politique belge.
En introduction, M. Aziz Ould Dahi, président de Mauritanie-Perspectives(fraichement nommé à la tête de la BCM) a souligné que l’objectif de ce débat c’est d’apporter un éclairage sur la question cruciale de l’unité nationale et de tirer les leçons de l’approche belge de structuration car, il s’agit d’un pays qui présente quelques similitudes avec la Mauritanie.
Pour sa part, Mme Maria de la coopération espagnole a salué cette initiative jugée salutaire et pleine d’enseignements.
Prenant la parole, M. Charles Ferdinand Nothomb a noté d’emblée que l’État belge indépendant est installé depuis 180 ans, le suffrage universel s’y exprime seulement pour l’élection du Parlement et l’option pour le suffrage proportionnel évite la bipolarisation et conduit à des coalitions.
Par ailleurs, en Belgique, les polarisations et les problèmes sont d’ordre linguistique et non ethnique. Ils résultent de : l’usage prédominant du français par les élites de la région flamande au XIX siècle (région nord, 6 millions et demie d’habitants aujourd’hui), et de la volonté d’imposer la langue néerlandaise comme instrument d’émancipation et de progrès social du peuple flamand par : l’usage exclusif du néerlandais dans l’administration, la justice et l’enseignement en région flamande, et le bilinguisme dans la gestion de l’Etat fédéral.
Ce double objectif est progressivement atteint par de nombreux combats politiques pour des changements de législation nationale entre 1860 et 1960 et pour l’autonomie culturelle.
Pendant cette période, la partie francophone du pays (région sud wallonne, 3.5 millions d’habitants et 80% de la population bruxelloise) est économiquement dominante.
A partir de 1960, la problème linguistique est doublé et relayé par une polarisation économique, résultant de l’affaiblissement radical de l’industrie lourde qui faisait la richesse de la région sud et de l’implantation d’industries modernes (automobile etc.) attirées par le marché Commun dan l’Europe des 6 ; Et des besoins financiers considérables de la région sud pour maintenir les structures publiques développées du temps de sa prospérité et pour assurer sa reconversion et son autonomie économique.
Cette double pression pour l’égalité et l’autonomie culturelle des uns et pour le soutien financier et l’autonomie économique des autres a contribué à former des majorités nationales larges pour régionaliser l’exercice de nombreuses compétences à travers des entités régionales autonomes disposant de parlements et de gouvernements différents du gouvernement fédéral qui continue à gérer les compétences restées nationales.
En résumé note le conférencier, la leçon essentielle est que le fédéralisme a deux entités principales est difficile par suite de l’influence directe et réciproque du fédéral et du régional même s’ils sont autonomes car il y a un même corps électoral et une double opinion publique selon la langue utilisée.
Ce qui tient la Belgique ensemble, ce sont les Belges qui n’ont pas envie de se séparer même s’ils argumentent sans cesse entre eux et devant la double opinion publique sur la base de leurs différences. Ils partagent, néanmoins, une même culture politique très différente de la culture politique française ou néerlandaise ainsi que le respect de l’État de droit dont la règle est la même pour tous.
Les intervenants ont salué à l’unanimité le modèle de structuration belge avec le commun vouloir d’une vie commune, un processus sans violence ni confrontation, un processus civilisé marqué par le respect mutuel des différentes composantes du peuple.
Pour l’ex ministre Isselmou Ould Abdel Kader, en Mauritanie on a besoin de la bonne foi et d’une volonté commune pour créer un État unitaire.
Le capitaine Breika Ould M’barek, en Mauritanie, les problèmes pour la mise en place d’un état unitaire sont à mettre sur le compte des intellectuels. Selon lui, aucun pouvoir n’est seul responsable de cet état de choses.
Selon Samory Ould Beye, responsable syndical, la Mauritanie est minée par l’injustice. L’État est à l’en croire dirigé par une minorité, un état dans l’état qui exclut les autres communautés. C’est ce qui explique conclut-il les problèmes récurrents d’injustice auxquels sont confrontés la majorité des mauritaniens.
Pour sa part Dr Soumaré Atoumane de l’UFP a attiré l’attention sur l’importance du respect qu’on doit aux minorités. En Belgique, les germanophones qui ne constituent qu’une minorité de 60000 personnes ont eu droit à une reconnaissance sociale et linguistique.
M. Soumaré a attiré l’attention sur le non respect des minorités en Mauritanie en donnant l’exemple des Bambaras qui étaient reconnus par la loi sur la nationalité de 1963 mais, ils ont été exclus par la constitution de 1991. Pour lui, la reconnaissance de l’identité n’a rien à voir avec le poids démographique.
Bakari Guèye


Le Premier ministre mauritanien fait sa déclaration de politique Générale : Du déjà vu pour ce qui est de l’Education

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Dans sa déclaration de politique Générale faite le 05 janvier devant le Parlement, le premier ministre mauritanien a accordé quelques lignes au secteur le l’Éducation censé être pourtant l’une des priorités du mandat présidentiel en cours.
Maitrisant à volonté la langue de bois si chère à nos dirigeants « éclairés », le chef du gouvernement a déclaré sans froncer les sourcils qu’il œuvrera pour « le renforcement des performances et du rendement de notre système éducatif ».
C’est à croire qu’il se trouve sur une autre planète, ou du moins qu’il parle d’un autre pays.
Les mauritaniens sont en tout cas très curieux de savoir de quelles performances et de quel rendement il s’agit.
Notre école est sous perfusion. Nous avons l’un des taux de réussite au bac parmi les plus bas du monde. Et avec tout ça, on tient à nous faire croire que notre système éducatif est performant !
Dans son discours, le chef du gouvernement n’a bien sûr pas manqué de rappeler « la décision du Président de la République » de proclamer l’année 2015, Année de l’Éducation.
Et d’ajouter que : « la redynamisation du système éducatif constitue un des objectifs majeurs de l’action du Gouvernement pour les cinq prochaines années et portera sur tous les ordres d’enseignement. »
De belles déclarations en somme mais qui, malheureusement, risquent -comme celles faites à l’occasion du premier mandat- d’être renvoyées aux calendes grecques.
Poursuivant ses envolées idéalistes, le premier ministre assure que cette redynamisation du système « sera entreprise suivant une approche qui garantit à tous les enfants mauritaniens des cursus scolaires à la fois cohérents et diversifiés qui, tout en transformant notre école en un creuset d’unité et un facteur de promotion sociale, répondra aux nouvelles exigences de la modernité, de la numérisation et de la globalisation et permettra de couvrir les besoins en compétences de la société et de l’économie. »
Qui dira mieux ? Un chef d’œuvre littéraire certes et des intentions angéliques comme on a eu l’habitude d’entendre de la bouche de nos chers gouvernants. Mais à l’heure des comptes c’est toujours la désillusion.
En effet, il ne sert à rien de peaufiner de beaux discours. Il convient plutôt d’agir surtout dans le cas d’un pays comme la Mauritanie où le système éducatif est exsangue.
On aurait bien voulu que le premier ministre nous explique clairement, dans un langage scientifique, concret et non littéraire, qu’est ce que son gouvernement envisage de faire pour tirer l’école mauritanienne de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouve.
C’est bien beau de parler de numérisation et de globalisation mais le hic, c’est que nos pauvres élèves n’étudient même pas l’informatique qui, pourtant a été prévue par la Réforme de 1999. Mais, 15 ans plus tard, c’est toujours le statut quo.
Et non seulement l’informatique n’est pas enseignée mais aussi les autres matières scientifiques ne sont dispensés pour les plus « chanceux » qu’en Hassaniya(dialecte local). Et même là, on manque souvent cruellement de profs.
Notons que dans cette fameuse déclaration, le premier ministre a crânement ignoré le corps enseignant, pilier essentiel du système et sans lequel rien ne peut être entrepris.
Donc, aucune amélioration en vue pour les forçats de la craie qui, confrontés à des conditions de vie exécrables risquent, si rien n’est fait pour eux, de rendre l’âme et ce, bien avant la fin de ce mandat annoncée tambour battant.
Bakari Guèye

 


Mauritanie/Education : gestionnaires et encadreurs en conclave

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Crédit photo: AMI

 

L’année 2015 constitue pour la famille éducative mauritanienne une lueur d’espoir suite à la décision du président de la République d’en faire « l’année de l’enseignement ».C’est dans ce cadre que le ministère de l’éducation nationale entreprend depuis quelque temps des initiatives visant à mettre tous les acteurs dans le bain. C’est ainsi que la capitale, Nouakchott a abrité le 30 décembre un séminaire auquel ont pris part les gestionnaires et encadreurs de l’éducation venus de tous les coins du pays.
L’objectif de cette rencontre, à en croire le jargon cher au ministère susmentionné c’est : « de renforcer la crédibilité de l’école entant qu’institution républicaine devant réunir les conditions propices pour un enseignement global à même d’assurer la généralisation de la scolarisation et de mettre fin à la déperdition scolaire. »
On promet également de réorganiser l’enseignement privé, de revaloriser la profession d’enseignant et d’appliquer le principe de la sanction et de la récompense.
Un beau programme en somme mais qui ne diffère en rien au beau discours régulièrement ressassé par les responsables successifs dudit ministère.
Fidèle à cette règle immuable qui veut que tout soit rose, l’actuel ministre de l’éducation nationale, M. Ba Ousmane a affirmé à l’occasion de ce séminaire que : « La décision du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz à l’occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance, de faire de l’année 2015, l’année de l’enseignement, traduit une volonté ferme de relever, plus que jamais, la performance du système éducatif et de fournir aux nouvelles générations un enseignement de qualité.»
Des intentions nobles et un discours plus que prometteur ! Mais, cette nouvelle volonté politique et cette soif de sauver l’école mauritanienne du précipice sont-ils réellement sincères ? Seront-ils suivis d’effet ? Les douze prochains mois nous le diront.
Bakari Guèye


Procès Birame Ould Dah : Un mauvais coup de pub pour le régime mauritanien !

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Crédit photo:Birame

La capitale du Trarza (région Sud de la Mauritanie) a vu l’ouverture le 24 décembre dernier du procès d’un groupe de militants anti-esclavagistes, à la tête desquels se trouve M. Birame Ould Dah Abeid, prix des Droits de l’homme de l’ONU en 2014, chantre de la cause anti-esclavagiste et bête noire du régime mauritanien.
Ces militants arrêtés le 11 novembre dans la périphérie de la ville de Rosso avaient pour seul tort d’avoir pris part à une manifestation pacifique contre l’esclavage foncier sur la rive mauritanienne du fleuve Sénégal.
L’ouverture du procès est intervenue après moult tergiversations, la justice étant chapeauté par le pouvoir exécutif. S’il s’avère une bonne occasion pour Birame qui va en profiter pour enfoncer encore un peu plus le clou, en démontrant l’existence de l’esclavage, ce procès est en revanche un coup dur pour le pouvoir en place qui se trouve en mauvaise posture face à ses plus grands soutiens occidentaux (UE, USA, France), qui ont tapé du point sur la table pour exiger le respect des libertés individuelles et collectives.
En effet, le Parlement européen n’a pas hésité à condamner fermement l’arrestation de Biram Dah Abeid et ses amis, une condamnation qui a suscité une vive protestation du pouvoir mauritanien.
Pour sa part, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal a indiqué le 19 décembre dernier que : « La France suit avec attention la situation de M. Biram Dah Abeid  et des militants de l’IRA »
Paris « rappelle son attachement à la liberté d’expression, d’association et de manifestation pacifique ainsi qu’au respect des droits de la défense et au droit à un procès équitable ».
De leur coté, les américains semblent encore plus engagés que tous en faveur des militants anti-esclavagistes car, à l’ouverture du procès, on a noté la présence d’un représentant de l’ambassade américaine en Mauritanie.
Avec ces soutiens de poids, Birame va certainement se sentir poussé des ailes.
A noter que depuis qu’il s’est lancé dans la bataille de la lutte contre l’esclavage, l’homme a fait du chemin. Ce succès, il le doit certainement à la justesse de la cause qu’il défend, une cause dans laquelle semble se reconnaitre la plus grande frange de la composante haratine(maures noirs) qui constitue un poids démographique énorme.
L’homme qui ne manque pas d’audace est passé outre toutes les voies traditionnelles de contestation et de lutte en adoptant sa propre méthode basée sur la provocation et les attaques frontales contre l’establishment féodal et religieux qualifié de « noyau dur de l’esclavagisme » en Mauritanie.
Et c’est une méthode qui lui réussit bien car, elle commence à porter ses fruits.
C’est ainsi qu’en juin 2014, Birame qui s’était présenté à la présidentielle face au président en place a recueilli un peu moins de 10%, un score énorme malgré le manque de transparence avérée de cette élection boycottée par l’opposition radicale.
Cette deuxième place à la présidentielle et le prix offert par l’ONU ont fini par rendre l’homme incontournable. Et le fait qu’il défende une cause juste-l’esclavage est bien là en Mauritanie et ce malgré les dénégations de certains intellectuels et de la classe dirigeante-donne des sueurs froides au régime en place soucieux de perpétuer la domination d’une classe qui serait, quoiqu’il en soit obligé d’être amené un jour ou l’autre à partager le pouvoir avec les autres composantes du peuple mauritanien.
Notons qu’en 1989, le pouvoir du président Taya confronté à des fantasmes diaboliques avait perpétré une tentative de génocide contre les mauritaniens noirs d’origine africaine, une entreprise barbare qui avait lamentablement échoué.
Les ténors de ce régime dictatorial s’étaient enfin rendu à l’évidence : qu’ils le veuillent ou non, ces mauritaniens noirs d’origine africaine avaient leur place ici dans ce pays qui est le leur et il fallait apprendre à composer avec eux.
Espérons qu’avec les « haratines », on ne retombera pas dans les mêmes erreurs !
Bakari Guèye

 


Crime horrible dans la banlieue de Nouakchott : Une fillette violée et brulée vive par des malfrats

 

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Crédit photo: tawary.com

La capitale mauritanienne a été vivement secouée le 22 décembre en début de soirée par un crime d’une violence inégalée.Une petite fillette de 10 ans qui rentrait tranquillement chez elle, après un cours dans une école coranique du coin, a été kidnappée, violée puis brulée vive par trois solides gaillards de la pègre nouakchottoise.
Cette affaire a profondément ému l’opinion publique mauritanienne qui assiste impuissante à une descente inexorable aux enfers, avec une insécurité galopante, notamment à Nouakchott et une déchéance morale qui se propage comme une trainée de poudre.
En réaction à ce crime qui sort de l’ordinaire, l’opposition mauritanienne regroupée au sein du FNDU (Forum Pour la Démocratie et l’Unité) a fait porter le chapeau au régime en place qui, à l’en croire, ne fait rien pour veiller à la sécurité des citoyens et de leurs biens.
A son tour le mouvement contestataire des « jeunes du 25 février » a rendu public un communiqué daté du 23 décembre, dans lequel il appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour l’arrestation des violeurs de la jeune fille.
Le mouvement s’est par ailleurs vivement élevé contre ce qu’il a qualifié de « détérioration des conditions de sécurité » et appelé le peuple mauritanien à se dresser contre une telle situation.
Notons que le jour du crime plusieurs autres agressions ont été signalées dans la capitale avec entre autres à Dar Naim(banlieue Nord de Nouakchott) deux commerçants qui rentraient tranquillement chez eux après une dure journée de labeur. Ils furent coincés dans une ruelle sombre par deux bandits qui les délestèrent d’une importante somme d’argent. Cela s’est passé vers les coups de vingt heures dans le quartier 12 Suite, à quelques encablures du commissariat de police. L’un d’eux avait reçu un coup de canif dans l’épaule.
Autre agression, cette fois-ci, il s’agit d’une jeune femme, qui tient un secrétariat public, située à quelques mètres du commissariat de police et du tribunal départemental. Elle fut attaquée par de jeunes délinquants qui l’ont copieusement rossée.
C’est dire que l’insécurité a encore de beaux jours devant elle à Nouakchott où l’inefficacité des forces de sécurité commence à inquiéter sérieusement les habitants de cette ville tentaculaire.
Bakari Guèye