Bakari GUEYE

Nouakchott confrontée au spectre de la soif

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Crédit photo: Le Calame

L’approvisionnement en eau de la ville de Nouakchott continue à se poser avec acuité et les populations souffrent régulièrement le martyre pour obtenir leur ration quotidienne du précieux liquide.


Depuis le début du ramadan, une forte pénurie d’eau a secoué plusieurs quartiers de Nouakchott et notamment les quartiers pauvres de la périphérie (Toujounine, Dar Naim, Tarhil…) où le fût de 200 litres se négociait à plus de 500 ouguiyas. C’est à croire qu’on a affaire au baril d’or noir.

Pourtant, au niveau de la société nationale d’eau (SNDE), on ne cesse de clamer qu’on a pris les dispositions nécessaires pour assurer la couverture des besoins des habitants de la capitale en eau, notamment depuis l’inauguration en grande pompe le 24 novembre 2010 par le président mauritanien du projet Aftout Essahili, considéré comme solution définitive à l’approvisionnement en eau des populations de la capitale à partir du fleuve Sénégal, situé à près de 200 km au Sud.

Avec une capacité de départ de 170.000 m3/J, il devait permettre de satisfaire la demande à l’horizon 2020. Et même 2030 si l’on tient compte des capacités d’évolution à 226.000 m3/j. Ce projet titanesque a couté la bagatelle de 451 millions de dollars, et sa réalisation était censée résoudre définitivement le problème de l’eau potable. Malheureusement pour les populations de la gigantesque métropole, tel est loin d’être le cas. Et près de cinq ans après son lancement, les redoutables charretiers dominent toujours le marché de l’eau et imposent leur loi. Et en attendant que le nouveau réseau de distribution soit opérationnel, ils continuent à faire la pluie et le beau temps, au grand dam des populations abandonnées à leur triste sort. Cette situation en dit long sur le chemin qui reste encore à parcourir pour un pays dont les habitants n’ont pas encore accès, pour beaucoup d’entre eux, à l’eau potable et où les habitants de la capitale censés être des privilégiés n’acquièrent cette eau, à l’hygiène douteuse qu’à dos d’âne et à prix d’or.


Mauritanie : L’Ecole Nationale d’Etat Major organise une série de conférences sur le thème communication et sécurité

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Crédit photo:B.G

 

L’École Nationale d’État Major a abrité mardi dernier une série de conférences sur la communication animés par des experts dans le domaine avec la contribution de journalistes de la presse nationale et internationale et d’un public composé essentiellement de hauts gradés des forces de sécurité nationales.
Dans son discours inaugural, le Colonel Mohamed Lemine ould Zamel, directeur de l’école a affirmé que ces conférences entrent dans le cadre d’un module de formation axé sur la communication et dont l’objectif est de mieux outiller les stagiaires, en les dotant des connaissances requises dans ce domaine. Il s’agira pour eux d’être capable de cerner la dimension de régulation de l’information et de pouvoir harmoniser les actions des différents acteurs.
MM. Abadi, Saleh Ould Dehmach et Houssein Ould Medou, des journalistes émérites ont tour à tour présenté des conférences sur les thèmes : Sécurité nationale et dépénalisation du délit de presse, la HAPA (Haute Autorité de la presse et de l’Audiovisuel) : forces et faiblesses et enfin la problématique de la sécurité et la régulation de l’information.
Abordant le premier sujet, M. Abadi a souligné d’emblée que de nos jours la relation entre la presse et les corps de sécurité est un défi majeur. Grâce à la révolution dans le domaine des télécommunications, les moyens d’information constitue un puissant levier avec lequel on doit nécessairement compter.
Pour le conférencier, face au flux important d’informations, le professionnalisme s’impose et des lois sont promulguées par les États pour mettre la presse au service de la sécurité.
C’est ainsi qu’aux États Unis par exemple, au lendemain des attentats du 11 septembre, la loi Patriot permet aux autorités d’avoir un droit de regard sur toute activité (y compris la presse) qui pourrait constituer une menace pour la sécurité nationale.
Parlant de la relation entre les journalistes mauritaniens et les corps de sécurité, une relation où la méfiance a toujours prévalu, le conférencier a rappelé le calvaire des journaux mauritaniens qui ont évolué au cours de longues années sous la coupe du fameux article 11, un redoutable instrument de censure, brandi à chaque fois sous prétexte d’atteinte à la sécurité nationale.
Cette situation a évolué dans le bon sens note le conférencier mais d’autres défis sont à relever. Il a soulevé certaines interrogations à savoir est-ce que la presse doit rendre public toutes les informations dont elle dispose ? Quelles sont les limites de sa liberté ? Qui impose ces limites ? Est-ce qu’une situation exceptionnelle peut justifier le bâillonnement de la presse ?
Pour le directeur de l’École Nationale d’État Major, l’armée ne peut pas communiquer à tous les coups. Elle s’en tient généralement à la communication opérationnelle qui existe dans toutes les armées du monde. Ainsi, l’officier ne fait état que des actions qui appuient l’opération en cours.
Il n’est donc nullement question de communiquer à tout va.
Selon le colonel, le journaliste doit tenir compte des intérêts vitaux du pays et il est inadmissible de diffuser des informations qui compromettent la sécurité nationale. Donc, par vertu professionnelle, le journaliste doit s’imposer un comportement responsable.
La deuxième conférence du jour présentée par M. Dehmach, membre de la HAPA a porté sur le rôle de cette institution dont l’objectif déclarée est de servir de régulateur pour organiser un domaine qui est en passe de devenir incontrôlable, du fait de la prolifération des journaux, des sites électroniques et autres radios et télévisions.
Mais après l’intervention du conférencier et les différentes contributions apportées par les journalistes et les stagiaires, il ressort que la HAPA est victime de son manque d’expérience et de son déficit de moyens humains et matériels.
L’institution n’a pas donc les moyens de sa politique et semble complètement dépassée par les événements.
La preuve, cet exemple donné par le conférencier qui a affirmé que les médias d’État (Radio et télévision) ne respectent leurs cahiers de charges qu’à hauteur de 5%,quant aux autres n’en parlons pas.De ce fait, face à cette situation, la HAPA se contente de faire la sourde oreille face à tous les dépassements pour dit-elle préserver des expériences encore naissantes.
S’agissant de la dernière conférence présentée par le Dr Housseyn Ould Medou, elle s’est focalisée sur la dépénalisation des délits de presse.
C’est un pas en avant soutient-il même si, met-il en garde cette dépénalisation ne signifie pas impunité pour le journaliste qui est toujours passible de lourdes amendes en cas d’infraction.
A la clôture de cette série de conférences, le Colonel Zamel, a réitérée « l’importance du rôle de la presse qui est dit-il aussi bien une source de stabilité que d’instabilité, une source de quiétude et d’inquiétude. » Et d’ajouter que : « La sécurité nationale est fondamentale et il est impérieux pour tout un chacun d’y contribuer, y compris les journalistes. »
Bakari Guèye


Mauritanie/ Baccalauréat : 40 mille candidats vont au charbon

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Crédit photo:Saharamedia

Après la tenue du concours d’entrée en première année du secondaire et celui du brevet, les épreuves du baccalauréat ont débuté lundi 15 juin sur toute l’étendue du territoire national.
En Mauritanie, le nombre de candidats inscrits au baccalauréat pour l’année scolaire 2014-2015 s’élève à 41982 avec 45% de filles à en croire les chiffres transmis à la presse par le directeur en charge des examens et des concours, M. Yadali Ould Moguett.
L’examen se déroule dans 106 centres dont 50 à l’intérieur du pays, a ajouté ce responsable du ministère de l’Education, qui s’exprimait à la veille de cet examen capital.
Il a assuré que « toutes les mesures ont été prises pour que les épreuves écrites se déroulent en même temps dans tous les centres du pays ».
C’est donc comme d’habitude des déclarations officielles empreintes de satisfaction, parfois démesurée, alors que la réalité sur le terrain est généralement beaucoup moins rose.
C’est ainsi que cette année, on a assisté à certains couacs dans l’organisation du brevet, avec dans certains centres, une pénurie de feuilles d’examens, d’épreuves et une absence des feuilles de brouillons, mêmes pour des matières telles que les mathématiques et la physique.
Autre anomalie non moins curieuse : les candidats étaient appelés à utiliser des feuilles d’examen initialement destinées au baccalauréat.
Voilà des pénuries qu’on ne pourrait pas gobé vu le budget substantiel destiné à l’organisation de cet examen.
S’agissant de l’entrée en sixième, on a été confronté aux mêmes problèmes matériels avec ce cri de détresse des correcteurs de l région du Tagant, soumis à une diète noire durant 3 jours à Tidjikja où ils ont bossé quotidiennement 10 heures d’affilés, sans manger ni boire.
S’agissant du baccalauréat, la situation n’est guère plus reluisante. Le recours massif aux contractuels, aux agents du ministère et autres chasseurs de prime de surveillance et de correction, a faussé tous les jeux, ouvrant la voix à tous les dépassements.
La situation de l’enseignement en Mauritanie demeure donc si mauvaise qu’on ne vend pas très cher la peau du système éducatif. L’anarchie règne à tous les niveaux et le laisser aller est de mise. En effet, l’école mauritanienne est confrontée depuis plusieurs années à une baisse de niveau qui a pris au fil du temps des proportions inquiétantes.
Cette situation s’explique en grande partie par le laisser-aller qui a toujours prévalu au sein du département de l’éducation Nationale qui a eu le triste privilège de voler la vedette de la mauvaise gestion et des dérapages administratifs à tous les autres secteurs.
Ainsi, avec le peu de considération donné à l’enseignant bafoué et livré à lui-même, il ne fallait pas se faire d’illusion. Et le ministère de l’Éducation, au lieu d’assumer son rôle en jouant au pompier, a, au contraire, constitué un obstacle pour le développement du système éducatif.
En effet, avec l’injustice érigée en politique le département avait fini par démolir tout espoir d’aller de l’avant. En effet, face à des promotions fantaisistes voire choquantes ayant profité à des néophytes tombés du ciel qui sont venus s’ajouter à la dynastie des démolisseurs qui continue à faire la pluie et le beau temps, beaucoup d’enseignants sérieux n’avaient plus le cœur à l’ouvrage et l’on assista à une démission collective.
Donc, que l’année 2015 soit décrétée officiellement et avec sons et trompettes, « année de l’enseignement en Mauritanie » n’a absolument rien changé à cette situation somme toute lamentable.
Bakari Guèye


Mauritanie:Conclave du mouvement de la « Daoua » : La famille scolaire en ligne de mire

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Crédit photo: Sénéweb

La mosquée mythique des Douat(prêcheurs) situé au PK 9, dans le quartier populaire de Riyad au Sud de Nouakchott a abrité les 13 et 14 juin courant une importante rencontre religieuse.
Ce forum initialement destiné aux enseignants et autres étudiants à drainé des milliers de personnes d’origines diverses, venant de toutes les localités du pays.
L’objectif du mouvement « Tabligh » (transmission), organisateur de la rencontre c’est entre autres la vulgarisation et la diffusion des préceptes d’un islam médian basé sur l’amour et la tolérance entre les hommes.
Les 2 journées ont été émaillées de conférences avec des interventions axées essentiellement sur les modalités de la prière, le prêche des valeurs de tolérance, d’honnêteté, d’amour du prochain…
Au deuxième jour, les séminaristes ont été scindés en groupes qui iront prêcher la bonne parole dans les coins les plus reculés du pays où face au taux élevé d’analphabétisme et d’ignorance, ils auront la noble tache d’éveiller les consciences et d’initier les gens aux bonnes pratiques de l’islam.
D’autres groupes iront à l’étranger dans les pays lointains pour s’adonner à la même tache.
En Mauritanie, pays musulman dans sa quasi-totalité, le mouvement des Douat(prêcheurs) a le vent en poupe.
Les prêcheurs sont présents dans toutes les mosquées. La simplicité et la clarté de leur discours leur attire beaucoup de sympathisants et leur confère le titre très enviable de défenseurs de l’islam, dans un contexte mondial marqué par une guerre ouverte contre la dernière religion révélée.
Notons que, le Tablîgh est un mouvement fondé par Cheikh Muhammad Ilyâs dans les années 20 du XXème siècle chrétien en Inde, mouvement qui constitue une sorte de medersa ambulante (car il enseigne les règles de base de l’islam), mouvement qui désire extraire pour quelque temps le musulman de son environnement de tous les jours pour le faire se rendre dans des mosquées ou dans des maisons de particuliers : là, ce musulman s’assoira en compagnie de ses frères, tous parleront de l’Unicité de Dieu, se rappelleront qu’il ne faut diviniser que Lui, apprendront quelques hadîths du Prophète, se lèveront la nuit pour prier, etc. Ces frères épargneront également quelque peu de leur temps pour aller rendre visite à d’autres frères et leur rappeler la réalité et le sens de la vie.
Le mouvement, comme l’indiquent ses fondateurs a pour objectif principal d’enseigner aux musulmans tout ce que le Prophète (paix et salut sur lui) a apporté, c’est-à-dire relier la Umma avec toute l’organisation de l’islam.
Les porte-drapeaux de la Daoua se sentent donc investis d’une mission noble au service de l’islam. Ils sont galvanisés par une foi pure à laquelle rien ne résiste.
Bakari Guèye


Nouakchott : Des charrettes encombrantes!

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Crédit:Houriya

A Nouakchott, les charrettes tirées par des bourriques sont une partie intégrante du paysage urbain. Dans la circulation, elles se confondent avec les voitures avec lesquelles elles se disputent les routes. Comme les automobiles, leurs propriétaires paient certaines taxes et se croient tout permis.

Les charretiers toujours munis d’un gros gourdin ont généralement les nerfs à fleur de peau et la gâchette facile. Ce comportement les automobilistes en font souvent les frais. Ce fut le cas de cet occupant d’une Mercedes 190 qui a eu l’imprudence de percuter un charretier qui lui barrait la route. L’incident s’est déroulé hier, à la hauteur de la fameuse boutique Jumbo dans le quartier populaire de Dar Naim. En réaction à ce léger télescopage, le charretier n’avait pas trouvé mieux que de foncer sur le taxi-man qu’il tira de son véhicule avant de lui asséner des coups de gourdin bien ajustés. Face à la furie du charretier, le pauvre automobiliste n’opposa aucune résistance et il ne dut son salut qu’à l’intervention des passants qui maîtrisèrent l’assaillant fou furieux. Ce type d’incident est monnaie courante entre automobilistes et charretiers où ce n’est pas toujours le grand amour.
Quoiqu’il en soit, les charrettes, bien que indispensables, constituent un véritable problème de sécurité publique à Nouakchott. Ils sont très souvent à l’origine des accidents par ailleurs en terme d’image, ils ne font pas honneur à la capitale. De ce fait, les autorités doivent prendre des mesures pour organiser leur circulation quitte à les consigner dans des zones bien précises, loin du centre-ville.
Bakari Guèye


Le président de La SIMAS parle de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire

TDM
Photo:B.G

Dans l’interview qu’il nous a accordé,M. Taoua Doh Marcel insiste sur la nécessité d’une véritable réconciliation nationale en Cote d’Ivoire.

M. Taoua Doh Marcel, pouvez-vous nous présenter la SIMAS ?
Taoua Doh Marcel(TDM) : La SIMAS (Solidarité Ivoiro-Maghrébine et Sahélienne) est une structure apolitique qui s’investit pour la paix en Afrique et principalement pour la solidarité des relations Ivoiro-Maghrébines et Saharo-sahéliennes.
Cela suppose donc que la SIMAS préconise un véritable nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, basé sur la coopération sud sud dans les domaines de l’éducation, politique, sécuritaire , humanitaire, économique, commercial et surtout dans la libre circulation des personnes et des biens. Aujourd’hui, nous sensibilisons plus pour la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.
On vous voit beaucoup plus engagé depuis l’extérieur dans la sensibilisation de vos compatriotes pour la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Pensez-vous que la Côte d’Ivoire pourra vraiment parvenir à cette réconciliation vue les conditions posées par l’opposition ?
TDM : Vous savez, à cœur vaillant rien d’impossible. Nous savons les nombreux blocages qui entravent la réussite de ce processus. Avec la nouvelle commission mise en place par le président Alassane Ouattara, il s’agit pour nous de sensibiliser l’ensemble des ivoiriens. Nous pensons que les choses vont véritablement décoller. Ensuite, il ne faut pas négliger le volet de l’indemnisation des victimes de 2002 jusqu’à la crise postélectorale. Enfin il faut associer à ce processus au plan national et international toute la jeunesse Ivoirienne. L’opposition doit emprunter de façon irréversible ce chemin de la réconciliation si elle souhaite un jour ou l’autre parvenir à la magistrature suprême. Elle n’a pas intérêt à créer un quelconque blocage pour le salut des populations déjà éprouvées par une décennie d’instabilité. Le peuple d’abord et les revendications après.

Croyez-vous que vous serez entendus des deux camps ?
TDM : Absolument, nous sommes à un tournant de l’histoire de la Côte d’Ivoire et de la zone saharo-sahélienne et maghrébine. Tous doivent contribuer au succès de cette réconciliation, parce qu’au finish, c’est la paix et le bonheur pour tous. Raison pour laquelle Je demande humblement à sa Majesté le Roi Mohamed VI du Maroc, celui là même qui a réussi à faire du Maroc un véritable pôle d’attraction économique, lui qui influe dans le développement économique de plusieurs pays Africains, notamment la Côte d’Ivoire, d’apporter sa touche royale à cette réconciliation en Côte d’Ivoire. Je suis persuadé que nous parviendrons à des résultats positifs très rapides. Il a le charisme qu’il faut, la sagesse et la maturité politique inégalable pour porter un coup de pouce à la CONARIV (Commission Nationale pour la Réconciliation et d’indemnisation des victimes)afin de réussir ce défi de la réconciliation qui est maintenant un problème Ivoiro-Maghrébin et Saharo-sahélien.
Les présidents Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, Mahamadou Issoufou du Niger et Boubacar Kéita du Mali doivent s’investir dans le dialogue Ivoirien car cela régénérerait des dividendes pour leurs pays respectifs étant donné la densité des activités économiques de leurs ressortissants sur cette terre hospitalière et dans le souci de pérenniser le développement et la sécurité de la zone saharo-sahélienne. Cette nouvelle action porterait un grand coup positif à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.
Qu’en est t-il de la libération des prisonniers ?
TDM : La libération des prisonniers est une étape importante placée non pas en amont mais en avale dans l’aboutissement du processus de réconciliation ; certes nous ne plaidons pas en faveur d’une impunité, mais nous disons que le dénouement heureux de ce processus de réconciliation nationale serait la stratégie du « donnant donnant » et du « gagnant gagnant ». C’est là l’idéologie de la SIMAS. Nous savons le président Alassane Ouattara un homme qui est contre l’impunité, mais étant donné que la situation diffère car il s’agit d’unité nationale, pourquoi ne pas accorder une amnistie générale qui aiderait plus la nouvelle commission de réconciliation nationale.
Qu’est ce que vous entendez par « donnant donnant » « gagnant gagnant ». ?
TDM : Ce slogan du « donnant donnant » « gagnant gagnant » stipule que le gouvernement de la république de Côte d’Ivoire et l’opposition doivent dans l’intérêt supérieur de la nation faire chacun des concessions. Le père de la nation Ivoirienne, feu le Président Félix Houphouët Boigny disait : « la paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement ». les militants et sympathisants de l’ex Président Laurent GBAGBO doivent reconnaître Alassane Ouattara comme le président élu de la République même s’ils contestent sa victoire.
Nous respectons la liberté d’expression de tout individu. On ne peut pas demander quelque chose à quelqu’un et ne pas reconnaitre cette personne en tant que détentrice des moyens d’obtention de la chose que nous espérons. Favoriser un climat de paix nationale à travers une sensibilisation de toutes leurs bases tant au plan national qu’à l’international sur la nécessité d’aller à la réconciliation pour la stabilité sécuritaire et économique de la Côte d’Ivoire au moment où certains pays ouest Africains le Niger, le Mali, le Nigeria sont frappés de plein fouet par des mouvements terroristes. Le Mali faisant frontière avec la Côte d’Ivoire et vue la mobilité de ses groupes terroristes, les menaces pour la Côte d’Ivoire sont probables. Raison de plus d’aller à la réconciliation pour apporter cette stabilité sécuritaire intérieure et aussi dans les pays limitrophes.
Le gouvernement Ivoirien devrait dans l’intérêt des populations et au nom de la paix et la réconciliation nationale examiner les doléances de l’opposition, créer les conditions d’un cadre de dialogue de sérénité et de confiance. Nombreux sont les pros GBAGBO que nous avons rencontrés dans le Maghreb et qui veulent rentrer en Côte d’Ivoire mais émettent toujours la peur d’une quelconque représailles. Ce sentiment de méfiance doit disparaitre entre les Ivoiriens pour réussir cette réconciliation.
La SIMAS, malgré ses maigres moyens essaie de sensibiliser les Ivoiriens en les exhortant au pardon et à la confiance quant à la main tendue du président. Nous demandons à l’état de Côte d’Ivoire, à la CONARIV, à l’opposition et aux institutions nationales et internationales d’aider la SIMAS à vraiment asseoir dans l’esprit de l’Ivoirien la possibilité de vivre ensemble. Vous savez, nous craignons que les Ivoiriens éparpillés dans les zones Saharo-sahéliennes et Maghrébine où les groupes jihadistes tels que l’EI-AQMI -BOKO HARAM -EL MOURBITOUNE-le GSPC-ANSARDIN et autres recrutent des combattants de toute nationalité soient des cibles de recruteurs. Il faudrait de toute urgence réussir la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire en faisant un dépassement de soit pour faire des concessions pour un dénouement heureux. C’est donc chacun qui gagne et c’est l’Afrique qui en bénéficie.
Quelle est aujourd’hui votre activité dans ce processus ?
TDM : Comme vous le voyez, la SIMAS sensibilise les Ivoiriens dans le Maghreb afin de les réunir autour de l’idéal de paix, de tolérance, d’amour et du vivre ensemble. Une nouvelle Côte d’Ivoire doit naître où nous vivrons tous ensemble en paix. Où nos frères ne mourront plus dans les eaux pour rejoindre l’Europe, une Afrique nouvelle où les biens seront repartis de manières égales afin que disparaisse la pauvreté, les cartes de séjour. C’est aussi le lieu de dire un grand merci à toute la presse Mauritanienne qui, ayant pris la mesure de l’enjeu, accompagne la SIMAS dans cette quête de la réconciliation en Côte d’Ivoire. L’état de Côte d’Ivoire doit un jour ou l’autre recevoir ou distinguer cette presse qui travaille en toute liberté pour la réconciliation en Côte d’ivoire. C’est aussi le lieu de féliciter son excellence Monsieur Alassane Ouattara et son gouvernement qui ont su redresser l’économie ivoirienne au moment où personne n’espérait plus voir ce grand pays renaître d’une décennie de malaise.
Merci sincèrement à vous !
Propos recueillis Par Bakari Guèye


Nouakchott : Des voleurs de plus en plus audacieux

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Crédit photo: Looklex

Mody un cadre habitant à Dar Naim(quartier de la banlieue Nord-est de Nouakchott) n’en revient pas encore. Le vol dont il vient de faire l’objet est tout simplement effarant. Adepte de la mosquée du quartier où il se rend tous les matins à l’aube pour effectuer son devoir religieux, Mody n’a jamais mesuré les risques qu’il prenait et ceux qu’il faisait encourir à ses biens.
En effet, le brave homme partait souvent de la maison sans fermer la porte. Et c’est cette faille que les voleurs qui l’ont visité le week-end dernier avaient exploité pour emporter un important butin allant des meubles du salon au frigo familial en passant par bien d’autres objets trouvés sur leur passage.
Les lascars avaient apparemment bien préparé leur coup. En effet, tout le matériel fut vraisemblablement embarqué dans une voiture qui disparut sans laisser de traces.
Et le pauvre Mody qui était revenu de la mosquée n’avait constaté le forfait que bien après le réveil des autres membres de la famille.
Des vols du genre sont de plus en plus fréquents à Nouakchott. Et les voleurs s’arrangent toujours à exécuter leur basse besogne sans coup férir. Ils continuent ainsi à défier la police et avec la multiplication des cambriolages, les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer.
Face à la passivité des forces de sécurité, les malfrats deviennent de plus en plus audacieux et agissent en plein jour et à visage découvert comme ce fut le cas hier au marché de la capitale situé en plein centre de la capitale.
Bakari Guèye


Mauritanie : Un atelier d’échange entre Think tanks

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Crédit photo: B.G

L’hôtel Iman de Nouakchott a abrité les 3 et 4 juin courant un forum consacré à la vulgarisation des bonnes pratiques au sein des Think tanks. L’atelier auquel a pris part un groupe d’experts nationaux et internationaux est organisé par Mauritanie Perspectives (MP) et entre dans le cadre de son engagement à œuvrer pour le renforcement de l’Etat de Droit, de la Bonne Gouvernance et de la participation de la Société civile et son implication dans le processus de mise en œuvre des politiques publiques de développement.
L’atelier qui bénéficie de l’appui de la Coopération Espagnole dans le cadre de son programme Masar, constitue un cadre d’échange entre think thanks mauritaniens et d’autres think tanks venant de la Tunisie et de l’Espagne.
Selon un communiqué rendu public par les organisateurs : « L’objectif principal de cet important atelier est le partage d’expériences pour l’identification et la capitalisation des bonnes pratiques au sein des Think tanks.
L’atelier comprend des échanges approfondis sur les thématiques suivantes: Rôle des Think Tanks dans l’accompagnement des politiques publiques ; Management des Think Tanks
Communication et Think Tanks ; Lobbying, réseautage et partenariats au niveau national, régional et international entre Think Tanks.
Les participants ont eu un programme très chargé avec au premier jour la traditionnelle séance d’ouverture avec les mots respectifs de l’ambassadeur d’Espagne en Mauritanie et du président de MP qui s’est félicité de la présence de son excellence, une preuve selon lui que l’Espagne suit de près ce qui est entrepris par son Think tank. Même remarque concernant le conseiller de la coopération française qui était également de la partie.
On entra ensuite dans le vif du sujet avec le premier panel qui consistait à la présentation des Think tanks. Cette présentation a englobé Mauritanie Perspectives(MP) avec le professeur Amadou Sall, RI Elcano avec Miguel Hernando de Larramendi, L’OMEDRH avec Abdessalem Nagazi, le CMES avec Didi Ould Salek, le CEROS avec Mohamed Vall Ould Bah, le CMAP avec Hacen Ould Zein, l’IMES avec Mme Fatimetou et le CAAID avec Mohamed Salem Ould Dah.Il ressort des différents exposés que, l’OMEDRH est une organisation de la société civile. Elle a une dimension maghrébine de droit tunisien ayant reçu l’autorisation N°05 du 10 avril 1990.Elle compte un groupe d’experts et de praticiens nationaux et internationaux et spécialistes en développement des compétences et des ressources humaines dans les pays euro-méditérranéens.
Mauritanie-Perspectives est une association indépendante à but non lucratif, créée en 2010 régie par la loi n° 64 098 du 9 juin 1964 relatives aux associations en Mauritanie.
Elle est constituée de personnalités issues de divers horizons, experts, universitaires, hauts cadres et fonctionnaires, hommes d’affaires, de retraités etc.
Son initiative est totalement indépendante et n’a pas vocation à verser dans la politique partisane.
Selon M. Amadou Sall, MP est déjà parvenu tant bien que mal à réaliser certaines choses, entre autres un atelier sur le CSLP, un autre sur le système éducatif, un exercice de contrôle citoyen, un document sur le terrorisme au Sahel, des débats sur la santé, l’éducation…Par ailleurs, elle planche depuis quelque temps sur une réflexion sur l’unité nationale sur laquelle elle compte faire 101 propositions.
Autre acteur de cet atelier, c’est le Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Ouest Saharien (CEROS) qui est une association de recherche scientifique, constituée par un groupe de chercheurs et agréée en date du 17 novembre 2008 (Récépissé n°00994). Le CEROS a pour vocation de contribuer au développement de la recherche en sciences humaines et sociales sur l’Ouest Saharien.
S’agissant du CMAP, c’est un Projet sous tutelle du Ministère des Affaires Economiques et du Développement, sous supervision d’un comité de Pilotage issu de l’Administration, du secteur privé et de la société civile
Il est Financé par le Gouvernement Mauritanien et la Fondation Africaine Pour le Renforcement des capacités en Afrique (ACBF)
Le Centre Maghrébin d’Etudes Stratégiques (CMES) est une institution scientifique indépendante de recherche et d’études à caractère analytique et prospectif.
Il a été fondé à Nouakchott en 2007 par une équipe d’universitaires et de compétences multidisciplinaires. Il vise à combler le vide constaté dans le domaine de la recherche scientifique en Mauritanie, tout en recherchant à l’intégrer dans son environnement maghrébin à travers un dialogue et une réflexion stratégiques approfondis.
L’institut espagnol El Cano qui s’est spécialisé dans les analyses et réflexions du point de vue typiquement espagnol passe pour être le plus solide et le mieux organisé de tous. Disposant d’un budget annuel de 3 millions d’euros, son site internet attire chaque année près d’un million et demi de visites.
Les deux derniers acteurs restants sont : l’IMES créé par le décret 235-2011 du 18 octobre 2011 et le CAAID créé en 2001 et qui est le plus ancien de tous, du moins pour ce qui concerne la Mauritanie.
Après toutes ces présentations, des questions ont été adressées aux différents responsables qui ont chacun en ce qui le concerne apporté des réponses.
M.Hassan Ould Zein, directeur du CMAP a plaidé pour le développement local, la régionalisation. Selon lui, la nomenclature du pays (la Mauritanie) contribue à la dispersion des forces, ce qui fait que le cout de toute action de développement est au bas mot triplé.
C’est ainsi soutient-il qu’en 2000, 80% des localités du pays avaient moins de 500 habitants.
Donc, la démocratisation à la mauritanienne (repli sur soi de chaque entité) a engendré une dispersion des forces. Il y a donc lieu de revoir la politique d’aménagement du territoire.
Concernant la question du chômage des jeunes, Ould Zein a noté l’existence d’une multitude de fonds destinés au financement des AGR et autres activités. Il a préconisé pour ce faire de créer un fonds unique pour fédérer tous les efforts et faciliter la tache aux demandeurs d’emplois.
Le directeur du Centre Mauritanien d’Analyse de politiques (CMAP) a également déploré le problème des ressources humaines, soulignant au passage que 10 à 20% des études commanditées par son institution, ne sont pas achevées.
Le second panel fut consacré au rôle des Think tanks dans l’accompagnement des politiques publiques.
Notons qu’au programme de la seconde journée de cet atelier, il y avait plusieurs panels à l’ordre du jour. D’abord le panel 3 sur le Management des Think tanks. Il s’agit de répondre à la question de savoir comment mieux gérer un Think tank et de plancher sur les modalités de mobilisation des fonds (PTF, État, Secteur Privé…)
Le panel 5 porte sur : « Communication : Stratégie, outils, couts. Études de cas : Réussites, difficultés et recommandations ».
Enfin, le panel 5 est quant à lui consacré au lobbying, réseautage et partenariat au niveau national, régional et international.
Notons qu’à la veille de cet atelier, dans le cadre d’un échange d’expérience et de transfert de compétence, MP a invité le 2 juin le président du think tank Tunisien, Organisation Maghrébine des Etudes et de Développement des Ressources Humaines (OMEDRH) autour d’une table ronde. Cette rencontre a porté sur la restitution d’une enquête effectuée par l’OMEDRH sur la jeunesse maghrébine.
Bakari Guèye


Nouakchott : une insalubrité effarante

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Crédit photo:B.G

La capitale mauritanienne fait face à un sérieux problème d’assainissement et avec le manque cruel d’hygiène, il ne serait pas exagéré de dire que les ordures sont la chose la mieux partagée à Nouakchott.

En effet, depuis le départ de la société française Pizzorno qui s’occupait de l’hygiène publique, la ville a renoué avec son délabrement d’antan. Et les équipes de la Communauté urbaine de Nouakchott (CUN) déployées çà et là sont complètement submergées par les ordures. C’est ainsi par exemple que, l’axe Polyclinique/Toujounine, qui passe pour être l’axe sur lequel transite le plus gros du trafic automobile détient un autre record beaucoup moins glorieux celui-là. En effet, l’insalubrité sur cette route est effarante. Cela s’explique par la proximité de plusieurs marchés sans compter une concentration anormalement excessive des charretiers qui font de cet axe leur quartier général. C’est ainsi qu’il est le plus souvent loisible de remarquer, de part et d’autre de cet axe des tas d’immondices déversées à même le bitume par des vendeurs indisciplinés. On peut également observer des charrettes au repos avec des ânes trônant au milieu de montagnes d’immondices. Les passants sont ainsi indisposés par l’odeur pestilentielle dégagée par les amas d’ordures.
Le tableau sombre fait penser à une étable grandeur nature dans une brousse reculée du pays. Et pourtant, on est bien à l’intérieur de la ville de Nouakchott, capitale de la République islamique de Mauritanie. Et le plus grave c’est que cet axe est loin d’être une exception : le problème des ordures continue en effet à se poser un peu partout à Nouakchott où la CUN a montré ses limites.
Pourtant, les équipes de ramassage font quotidiennement leur travail mais l’absence cruelle de civisme et l’ancrage d’habitudes rétrogrades héritées de la vie bédouine font que ce travail demeure inutile. Et les mairies départementales qui auraient dû prendre les devants pour discipliner la populace et épauler les éboueurs brillent par leur absence.
Ce n’est donc pas surprenant que la situation aille de mal en pis. Les Nouakchottois devront donc attendre longtemps avant d’avoir le droit de vivre dans une ville propre où ils pourront respirer de l’air pur.
Bakari Guèye


Journée pédagogique à l’IDEN d’El Mina : une cérémonie haute en couleurs

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Photo: B.G

L’Inspection départementale de l’enseignement au niveau du département d’El Mina (Nouakchott) a organisé mercredi 27 mai, une journée pédagogique. La cérémonie haute en couleurs s’est tenue à l’école Néssiba1 en présence des autorités administratives, municipales et éducatives en plus de nombreux invités de marque.
Après le protocole d’usage (lecture de versets du Coran, hymne national…) la parole fut donnée à l’inspecteur départemental, M. Diallo Mouhamedou qui après avoir souhaité la bienvenue aux invités et autres partenaires est entré dans le vif du sujet déclarant que : « L’année scolaire qui s’achève n’a pas été de tout repos pour les acteurs du système éducatif que nous sommes. » M. Diallo a fait état d’un important déficit en enseignant constaté en début d’année (près d’une trentaine) mais a-t-il souligné, une solution a été tout de suite mise en œuvre par l’IDEN et : « Grâce à l’intervention de la tutelle, suite à la visite du ministre de l’Education à notre IDEN, et aux efforts conjugués des autorités administratives et scolaires, les déficits remarqués ont commencé à être résorbés au début du mois de décembre 2014 avant d’être complètement comblés au début du mois de janvier 2015 avec l’arrivée du nouveau DREN. »
Parlant du travail abattu par le personnel d’encadrement, M. Diallo a fait état de 753 visites de contrôle, 646 visites d’encadrement, 203 leçons modèles, 7 leçons de vie portant sur le VIH/Sida, 6 ateliers de formation, 344 inspections pédagogiques, 30 inspections administratives, 7 inspections de conseillers pédagogiques, organisation d’un tournoi scolaire regroupant 24 des 30 écoles de l’IDEN, organisation de cours de soutien dans la quasi-totalité des écoles du département.
Autres intervenants lors de cette cérémonie, d’abord le président de l’association des parents d’élèves qui a vivement félicité l’IDEN pour le travail accompli au cours de l’année écoulée. Il a par ailleurs félicité la mairie d’El Mina pour l’appui substantiel apporté à près de 70% des écoles du département.
Pour sa part, la secrétaire générale de la Moughataa d’El Mina a au nom du préfet du département félicité la famille éducative d’El Mina « pour le service fourni à la nation ».
Notons que tout au long de la cérémonie qui s’est terminée par la remise de la coupe de l’IDEN à l’école Néssiba1, les élèves organisés en troupes ont animé des sketchs ayant trait à des sujets divers allant de la nécessité de préserver les cités anciennes de Mauritanie à l’unité nationale en passant par les problèmes de la corruption et du paludisme.
La chorale ne fut pas en reste avec des chants patriotiques et éducatifs qui ont résonné tout au long de cette riche cérémonie.
Soulignons enfin que l’IDEN d’El Mina compte 30 écoles fréquentées par 11697 élèves dont 54,5% de filles.
Quant au nombre d’enseignants, il s’élève à 386 enseignants dont 261 arabisants, 120 francisants et 5 bilingues.
Bakari Guèye