Bakari GUEYE

Bac 2015 en Mauritanie : un fiasco total

bac
Crédit photo:B.G

Les résultats du bac 2015, une catastrophe. C’est ainsi que sur près de 40 000 candidats, toutes filières confondues, il n’y a eu que 3 134 admis en première session soit un taux largement en deçà des 10 %.
Au sein de 7 centres d’examen, situés à l’intérieur du pays, il n’y a eu aucun admis (Djiguéni, M’bagne, Rachid, Lexeiba 1, Achram, Djéol et Tiguint).
Ce sont donc là des résultats peu reluisants et qui sont en porte à faux avec la fameuse année de l’enseignement, annoncée tambour battant par le président de la République.
Ironie du sort, on aura assisté à une organisation des plus chaotiques pour le baccalauréat avec l’utilisation à grande échelle par les candidats des supports de pointe dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (téléphones portables dernier cri, Hi Phone, Smartphone,…)
Et pour couronner ce tableau, il y a eu cette fuite concernant le sujet de physique-chimie pour les candidats au bac scientifique. La fuite fut d’une ampleur d’autant plus importante que les autorités du ministère de l’Éducation se sont vues dans l’obligation de reconnaître les faits et de recommencer l’épreuve pour un examen dont la crédibilité avait été largement écornée.

« Personne ne doit être surpris par ces résultats »

En réaction à ces résultats peu reluisants, les professeurs du secondaire dont nous avons recueilli l’avis ne se montrent pas surpris.
Pour A.S qui enseigne à Nouakchott : « Je ne trouve pas beaucoup de différence entre ces résultats et les résultats des années passés. Actuellement les élèves ont un niveau très faible et on ne fait rien pour changer cela. Pourtant les moyens ne manquent pas mais on les oriente ailleurs. Dans nos lycées, les moyens didactiques et le suivi pédagogique manquent beaucoup. Comment voulez-vous qu’avec tout ça les élèves trouvent de bons résultats. » Même son de cloche chez A.O.M, professeur d’anglais à Kiffa : « Les résultats ne peuvent être qu’ainsi, on ne peut pas espérer mieux. Il ne faut pas politiser l’enseignement, ce qui est le cas aujourd’hui et veiller aux intérêts des élèves. On doit tendre vers la qualité. Ceux qui se présentent au bac n’ont pas le plus souvent le niveau requis. » Pour B.M, professeur de physique à Riyad : « Personne ne doit être surpris par ces résultats. Il y a beaucoup de problèmes dans notre système d’éducation. Et on n’arrive même pas à organiser les examens comme il faut. Voyez ce qui s’est passé cette année. C’est normal, car on fait appel pour la surveillance et la correction à beaucoup de personnes qui ne méritent pas cette confiance. Mais c’est la course aux perdiems et le ministère est complice. Donc il faut que tout cela change et que nous ayons la volonté d’avancer. »En effet comme l’ont si bien souligné les différents intervenants, il y a beaucoup de laxisme dans notre politique éducative et un manque cruel de volonté politique.

Dans sa déclaration de politique générale faite le 5 janvier dernier devant le Parlement, le premier ministre n’a accordé que quelques lignes à l’éducation censée être pourtant l’une des priorités du mandat présidentiel en cours. Maîtrisant la langue de bois si chère à nos dirigeants « éclairés », le chef du gouvernement a déclaré sans froncer les sourcils qu’il œuvrera pour « le renforcement des performances et du rendement de notre système éducatif ». C’est à croire qu’il se trouve sur une autre planète, ou du moins qu’il parle d’un autre pays. Les Mauritaniens sont en tout cas très curieux de savoir de quelles performances et de quel rendement il s’agit. Notre école est sous perfusion. Nous avons l’un des taux de réussite au bac parmi les plus bas du monde et les résultats qui viennent de tomber le confirment. Et avec tout ça, on tient à nous faire croire que notre système éducatif est performant !

Année 2015 , année de l’Éducation ?

Dans son discours, le chef du gouvernement n’avait bien sûr pas manqué de rappeler « la décision du président de la République » de proclamer l’année 2015, année de l’Éducation.
Et d’ajouter que : « la redynamisation du système éducatif constitue un des objectifs majeurs de l’action du gouvernement pour les cinq prochaines années et portera sur tous les ordres d’enseignement. »
De belles déclarations, mais qui, malheureusement, risquent -comme celles faites à l’occasion du premier mandat- d’être renvoyées aux calendes grecques.
Poursuivant ses envolées idéalistes, le premier ministre assure que cette redynamisation du système « sera entreprise suivant une approche qui garantit à tous les enfants mauritaniens des cursus scolaires à la fois cohérents et diversifiés qui, tout en transformant notre école en un creuset d’unité et un facteur de promotion sociale, répondra aux nouvelles exigences de la modernité, de la numérisation et de la globalisation et permettra de couvrir les besoins en compétences de la société et de l’économie. »
Qui dira mieux ? Un chef-d’œuvre littéraire certes et des intentions angéliques comme on a eu l’habitude d’entendre de la bouche de nos chers gouvernants. Mais à l’heure des comptes, c’est toujours la désillusion.

En effet, il ne sert à rien de peaufiner de beaux discours. Il convient plutôt d’agir surtout dans le cas d’un pays comme la Mauritanie où le système éducatif est exsangue.
On aurait bien voulu que le premier ministre nous explique clairement, dans un langage scientifique, concret et non littéraire, qu’est ce que son gouvernement envisage de faire pour tirer l’école mauritanienne de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouve.
C’est bien beau de parler de numérisation et de globalisation, mais le hic, c’est que nos pauvres élèves n’étudient même pas l’informatique qui, pourtant a été prévue par la Réforme de 1999. Mais, 15 ans plus tard, c’est toujours le statu quo. Outre l’informatique, les autres matières scientifiques ne sont dispensées pour les plus « chanceux » qu’en hassaniya (dialecte local). Et même là, on manque souvent cruellement de profs.
Et dire qu’en continuant sur cette lancée, on arrivera à changer le cours des choses ! Voilà une belle utopie !
Bakari Guèye


Nouakchott/Accident sur la route de l’aéroport : Un homme décapité

accident maurisahel
Crédit photo:Maurisahel

Un accident d’une rare violence s’est produit hier sur l’axe de l’Aéroport. Une femme au volant d’une « Prado » roulant à tombeau ouvert a percuté deux passants qui avaient l’intention de traverser la route.
L’une des personnes a été complètement déchiquetée et sa tête s’est incrustée sous le châssis du véhicule ; quant à la seconde qui a eu plus de chance, elle s’en est sortie miraculeusement indemne avec cependant quelques égratignures sur le corps ensanglanté.
La conductrice qui s’est arrêté quelques mètres plus loin est entrée dans un état hystérique lorsqu’elle a vu la tête de la victime sous sa voiture.
L’accident qui a eu lieu sur cet axe, qui fait figure d’« autoroute »-, très fréquenté, l’un des plus dangereux de la capitale, pose une fois encore l’épineuse question de la sécurité sur nos routes.
En effet, la route tue de plus en plus en Mauritanie, et les dernières statistiques rendues publiques donnent le tournis. C’est ainsi qu’en 2014, on a enregistré plus de 350 morts, un chiffre en hausse constante.
Un petit coup d’œil sur les chiffres permet de se faire une idée sur l’ampleur du phénomène.
En 2013, on a noté 598 accidents contre 4.159 accidents en 2014.
Aujourd’hui, il ne se passe pas de jour sans que les autorités compétentes-la gendarmerie nationale-signalent des accidents qui surviennent sur les différents axes reliant Nouakchott au reste du pays.
A Nouakchott plus qu’ailleurs, l’anarchie qui prévaut au sein de la circulation routière, contribue à la multiplication des accidents qui fauchent quasi quotidiennement des vies innocentes.
Bakari Guèye


Célébration de la fête du ramadan : Des pères de famille à genoux !

fete
Crédit photo:BG

Les fêtes religieuses constituent chez nous de grands moments de réjouissances et sont appréciées à leur juste valeur par les femmes et les enfants qui privilégient l’aspect festif et ne se pose pas trop de questions quant au prix à payer.

Ce fardeau ce sont les pères de familles qui doivent le supporter en se voyant obligés de satisfaire les caprices de tous les membres de la famille. Pour M.S qui est enseignant : « la fête constitue pour moi une véritable hémorragie financière. Avec une petite famille il m’a fallu un bon pactole pour honorer tous les engagements.
Où croyez-vous que j’ai pu disposer de cet argent ? Je n’ai que mon salaire et déjà côtés pas aussi fameux. Il y a bien sûr la banque mais vous imaginez les conséquences. »
En effet, beaucoup de pères de famille comme M.S n’ont d’autre choix que de faire recours à la banque ou ailleurs pour avoir un crédit. La potion est donc toujours amère et ce n’est pas un hasard si au lendemain des fêtes il y a toujours du rififi dans l’air dans les ménages. Certains couples ne résistent pas à l’épreuve de la fête et se disloquent. Cela s’explique le plus souvent par l’inconscience de certaines femmes qui mettent la barre très haut. Elles sont nombreuses en effet ceux dont les maris n’ont pas assez de moyens pour répondre à leurs doléances parfois disproportionnées. Dans une société où on ne vit plus que pour la consommation et où les coutumes et les habitudes ancestrales sont à l’épreuve des réalités modernes, l’instabilité conjugale devient un phénomène récurrent. Et à l’occasion des fêtes, les ménages les plus mal préparés volent généralement en éclats.
Bakari Guèye


Le commerce des voiles en Mauritanie : les femmes en première ligne

voile
Crédit photo:BG

La question du rôle de la femme dans le développement ne se pose plus aujourd’hui. Les femmes dont le poids démographique est sensiblement égal, voire supérieur (dans certains pays) à celui des hommes, peuvent jouer un rôle déterminant dans la vie économique, sociale et politique d’un pays.

C’est sans doute ce qu’ont compris les autorités nationales dont la politique volontariste et la sensibilisation à outrance visent à impliquer davantage les femmes dans le processus de développement. C’est ce qui explique la prolifération des coopératives et des initiatives en faveur de cette importante frange de la population.
Aujourd’hui, les femmes qui se savent sollicitées et utiles sont sur tous les fronts où elles s’attèlent à apporter leur touche.
Et s’il est actuellement un domaine où elles se sentent à l’aise et où elles excellent c’est celui de la confection et la commercialisation des voiles. C’est là un créneau porteur que beaucoup d’entre elles ont choisi parce qu’il a le mérite d’être accessible et bénéfique.
Le voile est l’un des habits nationaux les plus prisés par les Mauritaniennes. Cet habit mythique et bien connu sous d’autres cieux est façonné ici par des spécialistes qui le confectionnent et le parent avant de le mettre sur le marché. Les femmes qui s’occupent de ce travail ont beaucoup à faire, c’est pour dire que ce n’est pas aussi facile pour elles et le chemin est trop long. Certaines d’entre elles payent d’abord le tissu, généralement le fameux 106 (meilleure qualité) dont le rouleau qui compte environ trois voiles coûte 4.000 ouguiyas (UM). Elles vont ensuite chez le tailleur qui se charge de mesurer et découper le tissu en voiles avant de les coudre une première fois. C’est à partir de là que va commencer le travail des femmes qui consiste à coudre les voiles à la main en se servant de fils en nylons et en produits synthétiques. Une fois cette étape franchie on passe à la dernière phase qui consiste à teindre les voiles.
Pour la teinture, il y a plusieurs variétés qui vont du rouge au jaune en passant par le bleu foncé (kaédi), le ségou (bleu ciel ou légèrement plus foncé), le goura (couleur kola), le takia (vert menthe) et j’en passe.
Il est à noter que la teinture la plus prisée est la teinture dite de kaédi (du nom de cette ville). Cette teinture devient encore plus précieuse lorsqu’elle provient de cette même ville réputée pour ses spécialistes et dont les eaux d’après la légende populaire contiendraient des secrets. Ce n’est donc pas un hasard si les voiles de cette provenance, ou portant le même nom, se négocient entre 4000 UM et 7.000 UM ce qui n’empêche pas d’ailleurs qu’elles se vendent comme de petits pains.
Pour revenir à nos femmes, il y a lieu de noter qu’une fois leur produit fini, elles vont l’écouler chez les grossistes qui paient le voile entre 1500 et 5.000 UM selon sa valeur. Ces derniers le revendent ensuite au prix fort.
D’autres femmes qui n’ont pas de capital pour financer tout ce travail en chaîne vont voir des commerçants de la place avec qui elles traitent. Ces commerçants leur confient du tissu qu’elles sont chargées de transformer en voiles. Elles reçoivent un traitement en contrepartie. Il y a aussi les femmes qui ne font que de la teinture. Pour la teinture des voiles, leurs tarifs varient entre 500 et 1.500 UM. On trouve également celles qui s’occupent personnellement de la commercialisation de leurs œuvres et elles sont nombreuses. Dans plusieurs marchés de la capitale, ces femmes sont très présentes et ne passent pas inaperçues dans la mesure où ce sont elles avec leurs marchandises qui contribuent à donner aux lieux tous leurs éclats et toute leur gaieté.
Ces grandes battantes qui ont des familles à nourrir -et ce n’est pas rien- méritent réellement qu’on leur facilite la tâche et qu’on les soutienne, car elles font œuvre utile et contribuent de ce fait au développement.
Bakari Guèye


Nouakchott: Un fils à papa tire une rafale d’AK47 sur des éléments de la sécurité routière

rimweb
Crédit photo:Rimweb

Suite à un banal contrôle de routine au cours duquel le fils d’un ancien président de la République vit sa voiture envoyé en fourrière par les tristement célèbres éléments du Groupement Général de la Sécurité Routière(GGSR).

M. Bazra, c’est de lui qu’il s’agit ne trouva pas mieux que de rentrer à la maison pour récupérer son arme-et quelle arme, un AK47 !-pour rappliquer et soumettre lesdits éléments du GSSR à un feu nourri.
Le jeune homme qui était armé d’une kalachnikov se comporta comme en territoire conquis. Le tireur était muni d’une arme de guerre face à des hommes de loi désarmés et qui ne durent leur salut qu’à leurs jambes. Heureusement, il y eut plus de peur que de mal et le tireur fou fut interpellé le lendemain devant le domicile de ses parents, sans coup férir. Il devrait répondre de son acte devant la police judiciaire qui s’est saisi du dossier.
L’incident s’est passé mercredi soir au centre de la capitale. En réaction à ce qu’il convient de qualifier de véritable dérive, le porte-parole du gouvernement n’a pas trouvé mieux que de dire qu’il s’agit d’une situation tout à fait normale.
Cet incident repose le problème du port d’armes dans un pays où beaucoup de gens détiennent de véritables arsenaux.
En effet, la circulation des armes ne date pas d’aujourd’hui et l’on se rappelle que lors du déclenchement des événements de 1989(conflit Sénégal Mauritanie), les armes légères avaient été distribuées comme de petits pains. Et elles n’ont jamais été récupérées.
Il y a seulement quelques jours un affrontement familial où il y a eu mort d’homme a eu lieu aux environs de Guérou(ville de l’Est du pays).
Vendredi dernier, suite à une petite altercation entre deux automobilistes au marché de la capitale, l’un d’eux avait brandi un pistolet provoquant un grand émoi au sein de la foule.
L’homme avait été vite maitrisé par des policiers en civil. C’est dire qu’il s’agit là d’un vrai problème et ces différents incidents devraient mettre la puce à l’oreille des autorités.
Bakari Guèye


Opération ramadan en Mauritanie : une initiative qui fait des émules

ramadan
Crédit photo:AMI

L’« opération ramadan » constitue à n’en pas douter une initiative tout à fait louable. En effet la mise à la disposition des populations de produits de base à des prix défiant toute concurrence représente une véritable bouffée d’oxygène pour les moins nantis. Et Dieu sait qu’ils représentent la grande majorité des Mauritaniens.
Ce n’est donc pas un hasard si l’affluence vers les boutiques ouvertes à cet effet est relativement importante.
En effet, avec 3 000 ouguiyas, on peut acquérir un sac de riz de 25 kg, un riz mauritanien d’une excellente qualité à en croire tous les témoins et qui est en passe de détrôner le fameux riz thaïlandais dont le même sac coûte pratiquement le double.
Il y a aussi le sucre dont le sac de 25 kg se négocie à  4000 ouguiyas soit 160 ouguiyas le kg. Autre produit non moins demandé, le lait en poudre dont le kg se vend à 800 ouguiyas soit à peu près à moitié prix. D’autres produits tels que les pâtes alimentaires, l’huile, les pommes de terre et les oignons sont également proposés à bas prix.
Malheureusement, beaucoup de gens n’ont pas suffisamment de moyens pour profiter de cette opération et ce sont le plus souvent les commerçants qui réalisent un grand coup en s’approvisionnant régulièrement dans ces boutiques, quitte à vendre plus tard ces mêmes produits à des prix inaccessibles.
Autre opération louable, celle de « Iftar Saim » qui consiste à prendre en charge la rupture du jeûne pour les plus démunis, une initiative particulièrement appréciée par les petites gens. Là, c’est l’Union pour la République (UPR) qui fait figure de champion cette année. Le parti-État a en effet lancé une véritable OPA sur l’opération et son leader M. Maham est en passe de devenir le chouchou des habitants des quartiers populaires de Nouakchott.
Ainsi, le parti distribue quotidiennement 800 repas dans les différentes moughataa (départements) de la capitale, distribution quotidienne également de 500 kits alimentaires aux nécessiteux ainsi que 150 T d’eaux offertes aux populations résidant dans les quartiers les plus pauvres de Nouakchott.
Cette richesse affichée du parti au pouvoir qui tranche nettement avec le manque de moyens des autres partis qui tirent le diable par la queue soulève certaines interrogations.
D’où l’UPR tire-t-il tous ces moyens. Le parti ne confond-il pas le portefeuille de l’État avec le sien ?
Bakari Guèye


Un nouveau Red’chef pour « Nouakchott Info »

SAM_0247
Crédit photo:B.G

Notre collègue Bakari Guèye vient d’être porté à la tête de la rédaction du quotidien « Nouakchott Info », une nomination amplement méritée pour ce confrère qui a fait preuve de sérieux et de compétence. Il remplace à ce poste le doyen Mohamed Ould Khattatt qui est le tout nouveau Directeur de Publication de « Nouakchott Info ».
M. Khattatt qui a été Rédacteur en chef durant 7 ans, gagne en grade même si la responsabilité n’est que plus grande pour ce journaliste de talent qui a longtemps porté sur ses bras ce quotidien.
M. Guèye qui fait partie de l’équipe qui a lancé le quotidien en janvier 2003 a largement contribué au rayonnement de ce journal, un fleuron de la presse mauritanienne dont la notoriété a franchi les frontières.
Cette nomination a été largement saluée par les confrères et les admirateurs de ce brillant journaliste.
Pour Jedna Deida, ancien Red chef du journal : « Nouakchott Info est désormais en de bonnes mains! »
Même son de cloche chez Isselmou Ould Moustapha Salihi qui fut lui aussi Red’chef : « Félicitations frangin, tu es le 6ème Red’Chef après Mohamed Lemine Ould Moualye Ely, Dahmane Ould Beyrouk, Isselmou Ould Moustapha, Jedna Deida et Mohamed Ould Khattat. J’en ai oublié? Ben, si t’as une pige pour l’ancien Red Chef que je fus, alors appelle moi t’aider à faire revivre « La Ronde du Reporter » …
Autre témoignage de reconnaissance, celui de Mohamed Feily Antar, un pur produit de Nouakchott Info et actuellement Conseiller au ministère de la jeunesse : « Félicitations Bakari ! Je te souhaite bonne chance pour mener à bien ta mission. Je sais qui tu en as l’envergure pour t’avoir côtoyé durant de longues années. Si je peux me permettre un conseiller laisse toi guider par ton instinct et surtout pas par les autres. »
Autre message emprunt de sincérité et de surprise, celui de M. Oumar Amadou M’baye du site d’informations « Essirage » : « Comment ça, Bakari Guèye tu n’étais pas Rédacteur en Chef du quotidien Nouakchott Info ?»
Pour Khalil Sow, correspondant du journal au Tagant : « Cette promotion constitue une très bonne nouvelle pour l’équipe de la rédaction. »
Dans un message adressé au héros du jour, M. Aboubecrine Sidi Fall, journaliste à l’agence « Tawary », note : « Bakari, croyez-moi, vous êtes capables de venir à bout parce que vous avez les compétences d’un journaliste d’investigation. »
Pour El Houssein Dieng, conseiller à l’Action Humanitaire au Commissariat aux Droits de l’Homme à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile : « J’adresse mes vives félicitations à M. Guèye qui est un grand journaliste. Il le mérite et il aura mieux. »
« C’est le professionnalisme et l’excellences qui ont été récompensés » d’après M. Taoua Doh Marcel, président de la SIMAS (Solidarité Ivoiro-Maghrébine et Sahélienne).
Il y a eu aussi ce témoignage de M. Dia Mamadou Djibril, proviseur de lycée à Dakar et ami d’enfance de M. Guèye : « Félicitations mon frère. Cela ne me surprend pas. Tu étais le meilleur de notre promotion de 1983 à 1986. Toujours devant au sens propre comme figuré. Bon vent le meilleur reste à venir. »
Des dizaines d’autres messages de félicitations sont parvenus à M. Guèye de la part de confrères et de personnalités de tout bord. Parmi ceux-ci nous pouvons citer entre autres Alioune Ould Bitiche, Youssef Bâ, Jemaloumar Oumar, Isselmou Ould Hanefi, Mohammed Chouaki, Khalilou Diagana
Mohamed Diop, Cheikh Ould Zeinlessem, Camara Mamady ,Samba Camara, Bios Diallo, Tahra Hembara, Aichetou Ahmedou, Sidi Ould Jidou,Kissima Diagana, Ahmed Ould Bettar, Mohamed Saghirou, Mariem Mint Derwich, Ahmed Soueidi, Saidou Sarr, Baliou Mamayary, Mariya Traoré, Mohamed Ould Maatalla, Zakali Ndiongue, Bolle Zeidane, Alassane Dia, Sidi Baba Ould Ahmed, Bâ Amadou, Daouda Diop, Tourad Moctar, Cheikh Sall, Mohamed Sidi Elemine , Oubeid Imijine, Birome Tène Guèye, El Weli Sidi Heiba, Guèye Cheikh, Bidy Ly,Ely Ould Maghlah, Cheikh Haidara, Dia Abdoulaye …
La Rédaction


Mauritanie : Reconversion réussie d’un ex chenapan

chenpan
Crédit photo:B.G

Moustapha, un jeune homme de 22 ans tient un commerce florissant au marché « Lahmoum » de Nouakchott.
Pour Moustapha, les affaires marchent bien et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Pourtant Moustapha revient de loin et n’eut été la grâce divine qui a permis de le remettre sur les rails, c’était un garçon perdu pour de bon. Ancien pensionnaire de la prison civile où il effectua plusieurs séjours pour des infractions diverses, il finit par se repentir et arriva à repartir sur de nouvelles bases.
Et le résultat ne se fit pas attendre. Et c’est avec regret que Moustapha parle de cette période d’égarement dont il n’est pas responsable. A 6 ans, ses parents avaient divorcé et le petit enfant qu’il était fut abandonné à lui-même. Son père s’était remarié et Moustapha faisait le va-et-vient entre sa mère et son père. Il n’était pas bien traité raconte-t-il avec amertume et finit par se lier d’amitié avec des enfants de la rue.
Ces mauvaises fréquentations eurent très vite de l’effet et Moustapha abandonna ses parents et devint violent.
Il s’adonnait aux larcins et aux actes de banditisme qui le conduisirent régulièrement en prison.
Si Moustapha a réussi à se départir de son comportement et de se reconvertir à une vie normale, tel n’est pas le cas de milliers d’autres enfants qui, comme lui, sont abandonnés à leur sort par des parents le plus souvent sans scrupules.
En effet, les enfants sont le plus souvent victimes d’un comportement parental irresponsable.
Ils sont très nombreux, les hommes qui conçoivent des enfants puis les abandonnent sans assistance. Le taux de divorce est en effet très élevé et le fameux code de statut personnel qui est sensé protéger les droits des femmes et des enfants n’est pas appliqué comme il se doit en Mauritanie. C’est là une situation tout à fait préoccupante.
Bakari Guèye


Nouakchott : les dangers des denrées périmées

Crédit photo:B.G

A Nouakchott, les services du ministère du commerce et celui de la santé mènent une guerre sans merci contre les produits périmés, véritable danger pour la population.
Depuis quelques temps, Nouakchott assiste à des saisies et des incinérations record de denrées périmées, le tout supervisé par l’administration. La direction de la concurrence et de la protection du consommateur a procédé les mois passés à une saisie record de ces produits .

En effet, ce sont près de 20 tonnes de ces produits mortels et impropres à la consommation qui ont été saisis au niveau du marché de Sebkha. Il s’agit là d’un nouveau succès à mettre sur le compte de cette direction qui traque au jour le jour les vendeurs de la mort.

Sebkha et El Mina particulièrement surveillés

Cette direction présente dans les neufs départements de Nouakchott ainsi qu’à l’intérieur du pays dispose également d’une équipe mobile qui sillonne quotidiennement les zones à risques. Elle dispose de plusieurs informateurs qui donnent l’alerte à chaque fois qu’ils constatent un danger.

Le marché de Sebkha où a été effectuée ladite saisie est avec celui d’El Mina l’endroit le mieux surveillé car c’est ici que se trouvent les plus grands stocks écoulés régulièrement par certains grossistes de la place.

En effet, les produits périmés font partie du décor de tous les marchés de la capitale mauritanienne.
Au marché marocain où sont débarquées quotidiennement des dizaines de tonnes de fruits et légumes, l’affluence est très grande. Le marché est la destination privilégiée de tous ceux ou celles qui désirent s’approvisionner à bon prix. Avec ses produits bon marché, ce centre commercial se distingue par des prix défiant toute concurrence. Il y en a pour toutes les bourses et chacun y trouve son compte. Mais là où le bât blesse c’est au niveau des produits périmés qui sont récupérés et vendus par des femmes qui engrangent ainsi de grands bénéficies. Ces femmes récupèrent ces produits périmés (mangues, oignons, pomme de terre, carottes, etc.) pour les proposer ensuite à des clients à faible pouvoir d’achat. Chacun arrive ainsi à tirer son épingle du jeu. Les consommateurs peu fortunés peuvent s’approvisionner, mais à quel prix ?

Une solution dangereuse pour faire face à la crise

 

Le danger qui les guette est en effet inquiétant car c’est au prix de leur santé qu’ils paient l’utilisation de ces produits dont la consommation peut souvent entraîner des conséquences fâcheuses. Mais que faire face à la crise économique et à la dureté des temps ?

Beaucoup de ménages sont profondément secoués par cette crise et n’ont d’autre choix que de se rabattre sur des solutions aussi précaires. Ce n’est en effet qu’à ce prix que certains arrivent à assurer leur pain quotidien.


Visite en Mauritanie du Gouverneur du District 9010 du Rotary

09
Crédit photo:AS

Le Club Nouakchott Doyen du Rotary a reçu du 24 au 26 juin, la visite de M. El Jilali Antari, Gouverneur du District 9O1O qui couvre l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. Il s’agit d’une visite de travail sous le thème « Faire rayonner le Rotary », qui s’inscrit dans le cadre des missions du Gouverneur.
A son arrivée à l’aéroport international de Nouakchott, M. Antari a été accueilli par Mme Siham Babana, MM. Moctar Mohamed et Mohamed Abderrahmane Deddi, respectivement Adjoint du Gouverneur pour Nouakchott, président et membre du Club Nouakchott Doyen.
Durant son bref séjour en Mauritanie, le Gouverneur, qui boucle ainsi son mandant à la tête de District 9010 pour l’exercice 2014-2015, a eu des activités intenses à Nouakchott.
Ainsi, jeudi matin, il a eu a supervisé une cérémonie de distribution de lunettes à la commune de Sebkha au profit d’une centaine d’enfants malvoyants qui avaient subi auparavant des examens ophtalmologiques par l’entremise de l’ONG AVDCS que préside le Rotarien Mohamed NGaïdé.
Par la suite, il s’est rendu à l’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE) où la délégation du Rotary s’est entretenue avec le Directeur de cet important institut de formation professionnelle, M Salah Eddine Mohamed Hbib, entouré de ses proches collaborateurs. Les entretiens ont porté sur l’appui que peut apporter le Rotary à l’ISCAE, notamment dans le domaine des bourses d’études.
Inviter à signer le livre d’or de l’ISCAE, le Gouverneur a fait part de son admiration pour les efforts entrepris par ses responsables pour rehausser le niveau de cet important institut en vue de le maintenir au rang des grandes Ecoles du monde.
A cette occasion et à titre symbolique, le Gouverneur a fait un don de livres scientifiques et de culture générale à l’ISCAE, en attendant l’arrivée d’un important lot acquis auprès d’un club Rotarien canadien.
D’autre part, la délégation a rendu une visite de courtoisie au Représentant-Résident de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Dr Baptiste Jean Pierre avec lequel elle s’est entretenue des efforts entrepris dans le cadre de l’éradication de la poliomyélite.
Il importe de rappeler que la lutte contre la polio est le programme phare du Rotary International. Pour la vaccination de plus 2 milliards d’enfants à travers le monde, les rotariens ont fait don de plus de 600 millions de dollars, sans compter les innombrables heures de bénévolat.
En Mauritanie, la vaccination contre la Polio a sensiblement progressé ces dernières années pour atteindre les 96%.
Dans le domaine de la santé, il convient en particulier de noter l’importante contribution de Rotariens italiens à la création du centre de dépistage du cancer du col de l’utérus à Rosso dans le sud mauritanien.
Avant de revenir à l’Hôtel Tfeila où réside le Gouverneur, la délégation a fait un crochet à la mairie de Tevragh Zeina où elle a été reçue par Mme le maire Fatimetou Mint Abdel Maleck.
Au cours de cette rencontre, il a été convenu d’étudier avec le Club Nouakchott Doyen les proposions de collaborations notamment la possibilité de bourses d’études dans le domaine de l’assainissement. Et ce d’autant plus que la ville de Nouakchott fait face chaque hivernage à de graves inondations, tout comme elle a du mal à lutter contre les ordures ménagères.
L’après-midi a été consacré à une session de formations au profit des Rotaractiens de Nouakchott en passe d’être « chartés ». Les Rotaract réservés aux jeunes de 18 à 30 ans forment aujourd’hui 6400 clubs regroupant 140 000 membres dans 127 pays du monde.
La visite du Gouverneur a été clôturée par un dîner offert par le président du club Nouakchott Doyen qui a donné l’occasion pour M. El Jilali Antari de remercier les rotariens mauritaniens pour l’accueil chaleureux dont il a été l’objet, de rappeler les nobles idéaux du premier club de service au monde crée en 1905 qui compte aujourd’hui plus de 1200 000 membres actifs à travers 176 pays et d’insister sur la nécessité de redynamiser le Rotary en Mauritanie.
Au cours de cette soirée aux saveurs ramadaniennes, plusieurs rotariens ont été décorés par le Gouverneur du District 9010 dont le past gouverneur du même district, Me Mine Ould Abdoullah, l’Adjoint au gouverneur Mme Siham Babana, la past présidente Pr Bal Aissata, le Président du Club Nouakchott Doyen, M. Moctar Mohamed, le Président élu, Dr. Sall Ousmane, Mohamed Abderrahmane Ould Deddi et M. Mohamed NGaïdé.
Conformément aux règlements statutaires rotariens relatifs au mandat non renouvelable d’un an, le Club Nouakchott Doyen passe dès mardi prochain les rênes de sa présidence au Dr Sall Ousmane pour l’exercice 2015-2016.