Bakari GUEYE

Mauritanie: Le ministre de l’habitat annonce la fin de la « gazra »

gazra noorinfo
Crédit photo:noorinfo

De passage à Kaédi cette semaine dans le cadre d’une visite de travail au Gorgol (région du Sud du pays), M. Sidi Ould Zeine, ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a promis la fin de la gazra (squat) dans les grandes villes du pays.
Le ministre, qui n’a pas apprécié les nouvelles « gazras » de Kaédi, érigées bien après le lotissement définitif de la ville, a assuré que l’Etat prendra toutes les dispositions nécessaires pour mettre fin à ce phénomène.
Cette déclaration fracassante est bien entendu destinée à la consommation de l’opinion locale car il s’agit de la énième rengaine à ce sujet depuis l’arrivée du président Ould Abdel Aziz au pouvoir en 2008.
Et quand on voit le chaos qui règne à Nouakchott où la gazra atteint présentement son apogée, on ne peut que douter du bien fondé de cette déclaration.
En effet, la capitale fait face à une pression démographique sans précédent, avec un afflux massif des ruraux chassés par la sécheresse et la misère.
D’ailleurs, cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Et, c’est précisément pour y faire face que l’Etat a lancé en 2001 un programme ambitieux, une stratégie pour remédier à cet état de choses.
C’est ainsi que le gouvernement a défini un cadre qui se veut adéquat en créant un organisme public chargé de gérer ce phénomène de gazra défiant les normes de l’urbanisme. Une Agence de Développement Urbain (ADU) a été ainsi créée en juillet 2001, en même temps qu’était mis en place un vaste programme de lutte contre la pauvreté.
L’ADU se veut un complément du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté adopté en décembre 2000. C’est dans ce cadre qu’elle s’est vue fixer la mission de fournir les infrastructures et services urbains de base dans les capitales régionales et d’entreprendre la restructuration et l’équipement des quartiers précaires de Nouakchott et de Nouadhibou à travers un programme étalé sur 10 ans.
Malheureusement à l’heure du bilan, on était encore très loin du compte, même s’il convient de saluer les pas importants qui ont été franchis.
Ce programme semble être détourné de sa trajectoire initiale ou du moins mal géré, ce qui explique l’anarchie totale dans laquelle, on continue encore aujourd’hui à se débattre.
Bakari Guèye


Mauritanie: Guerre ouverte contre les moustiques à Nouakchott

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Crédit photo: saharamedia

Confrontée à un hivernage anormalement pluvieux, la ville de Nouakchott subit de plein fouet les conséquences désastreuses de ce dérèglement climatique. En effet, la cité est assiégée par les eaux stagnantes et les populations vivent le martyre à cause de la prolifération des moustiques et autres insectes nuisibles.
C’est ainsi que depuis quelques semaines, les habitants sont confrontés à une fièvre particulièrement ravageuse que beaucoup n’ont pas hésité à assimiler à la dengue.
Les autorités sanitaires, qui ne se sont pas distinguées jusque là par la transparence, se sont contentées de balayer d’un revers de la main ces allégations jugées mensongères.
Et après une longue période de passivité, elles ont enfin décidé d’agir. C’est ainsi que les ministres de l’Intérieur et de la décentralisation, de la Santé et de l’agriculture, respectivement, ont supervisé le lancement à Nouakchott d’une grande campagne de pulvérisation des flaques d’eau stagnantes pour lutter contre les moustiques dans la ville.
Cette campagne sanitaire, qui englobe les différentes wilayas de la capitale, vise selon eux, à éradiquer les insectes nuisibles dans le but de préserver la santé de citoyens.
Les autorités sanitaires ont mobilisé à cette fin des équipes mobiles et des véhicules tous terrains qui sillonneront les trois wilayas de Nouakchott pour mener à bien cette mission.
Reste à savoir si cette campagne aura les effets requis en permettant ainsi d’éloigner le spectre de la maladie qui hante l’ensemble des habitants de la capitale.
Bakari Guèye


Mauritanie/Tentative de relance du dialogue politique : La grande arnaque

Forum
Crédit photo:AMI

Malgré le boycott actif et massif de l’opposition crédible, le pouvoir a tenu à lancer son dialogue (avec lui-même) à la date buttoir du 07 septembre fixée unilatéralement par la présidence de la République.
Et comme il fallait s’y attendre, cette manifestation a pris la forme d’une représentation théâtrale, grandeur nature, avec des acteurs trillés sur le volet et devant jouer chacun son rôle conformément à un déroulement réglé comme du papier à musique.
Les personnages étaient même si c’est de manière factice assez représentatifs de tout le gotha politique et de la société civile.
C’est ainsi que le pouvoir a réussi le tour de bras de faire représenter tous les acteurs, y compris les boycottistes dont on s’est arrangé à trouver des représentants de paille qui ne furent bien entendu que l’ombre d’eux-mêmes.
Pour ce faire, les médias d’état ont été mobilisés et mis à contribution pour mieux faire passer la pilule, et ce au grand dam de la HAPA. C’est ainsi que suivant leurs présentations, on parlera de représentant du RFD, de l’UFP(deux des principales formations politiques du pays), de celui du pari Temam présenté comme membre fondateur de la principale coalition de l’opposition mauritanienne, à savoir le Front National pour la Démocratie et l’Unité(FNDU). Son jeune président, M. M. Youcef Ould Horma a joué à la vedette sous les yeux bienveillants de son mentor, M. Cheikh Ould Horma Ould Babana qui, l’on se rappelle avait un temps claqué la porte de la majorité pour rejoindre le FNDU.Il publiera par la suite une série d’articles sous la rubrique : « El Messar El Hanouti », qui mettent au pilori la gestion du pays par le président Aziz. Sa présence au Palais consacre sans nul doute son énième retournement de veste.
Il y aura aussi M. Borbosse qualifié d’usurpateur par les dirigeants du parti « Moustaghbal » dont le dossier est toujours pendant devant les tribunaux.
Et pour la société civile, le bâtonnier de l’ordre national des avocats et bien d’autres responsables d’ONG de pacotille, ont accepté de jouer le jeu.
Donc, le tableau était parfait et aux yeux des profanes, tout le monde avait répondu présent est la réussite était de mise.
Mais, hélas, la réalité est tout autre, et elle est amère. Cette manifestation est un échec cuisant, même si pour tenter de sauver les formes, l’un des deux ateliers ouverts fut confié à M. Bilal Ould Werzeg, qui soi dit en passant n’avait pas osé se réclamer du RFD dont le président qui a choisi d’ignorer crânement ce pseudo-dialogue a préféré s’envoler le même jour pour les lieux saints afin d’effectuer le pèlerinage.
Bakari Guèye


Mauritanie/Le dialogue politique remis au goût du jour : le pouvoir y va en solo

 

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Crédit photo:RI

Le dialogue politique annoncé unilatéralement il y a quelques semaines par la présidence de la République devrait débuter ce lundi 7 septembre. La question qui se pose, c’est de savoir de quel dialogue il s’agit, dans la mesure où le FNDU (Forum national pour la démocratie et l’unité), principal pôle de l’opposition a décidé de pratiquer la politique de la chaise vide.
Malheureusement, le pouvoir qui tient apparemment toujours à dialoguer a décidé de le faire quitte à dialoguer avec lui-même.
En effet, tous les poids lourds politiques ont opté pour le boycott.
Le FNDU a rappelé dimanche ses conditions accusant le régime de mauvaise foi.

Ce dernier, dos au mur devrait se contenter de la présence insignifiante d’une nuée d’opportunistes qui sont loin de faire le poids et dont la présence ne pourrait guère constituer une caution crédible pour cette énième démonstration des manœuvres politiciennes.
Donc, même si plusieurs « partillons » ont décidé d’assister à ce dialogue aux côtés du pouvoir, ce dialogue ne peut être que biaisé et peu ou pas du tout crédible.

De ce fait, on reste dans la quadrature du cercle et c’est le pays tout entier qui en pâtit.
Les problèmes que sont la crise politique et tous ses corollaires demeureront et le citoyen mauritanien déjà très éprouvé n’en sera que beaucoup plus mal en point. Et c’est lui le grand perdant dans cette histoire.
Si en convoquant ce dialogue, l’objectif du pouvoir c’était de diviser l’opposition, ce serait peine perdue, la mayonnaise aura mal pris, car en dehors de quelques opportunistes qui ont préféré répondre à l’appel, la plupart des membres de l’opposition crédible ont décidé de faire la sourde oreille.

Quoiqu’il en soit, le pays traverse une passe difficile avec une situation économique et sociale explosive. Il est donc du devoir des gouvernants de trouver une porte de sortie et de s’investir beaucoup plus sérieusement pour le bien-être des Mauritaniens. Privés des richesses du pays, ces derniers continuent de broyer du noir, une aberration qu’il conviendrait de corriger, et le plus tôt sera le mieux.
Bakari Guèye


Insécurité à Nouakchott: Une nouvelle agression défraie la chronique

 

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Crédit photo: El Houriya

N’en déplaise aux autorités qui affirment sans sourciller que la sécurité règne à Nouakchott, le contraire serait plus judicieux dans la mesure où, il ne se passe plus de jour sans que des agressions soient commises ça et là à Nouakchott, et ce, au grand dam des forces de sécurité qui brillent le plus souvent par leur absence.
L’une des dernières affaires en date qui défraie la chronique à Nouakchott, c’est cette affaire de viol contre une femme à Ain Talh,un quartier populaire de Nouakchott.La dame qui a été attaqué par 3 solides gaillards a été sauvagement violé par ses agresseurs et sa fille de 12 ans ne dut son salut qu’à la générosité de sa mère qui a réussi à convaincre les malfrats de l’épargner en contre partie de la coquette somme de 150000 ouguiyas.
Heureusement les agresseurs finiront par tomber dans les mailles du filet de la police et ce, après avoir cambriolé le domicile d’un responsable du protocole présidentiel qui a mobilisé les gros moyens pour les dénicher. Et la pauvre dame n’eut aucun mal à les reconnaitre alors qu’ils étaient aux arrêts dans les geôles du commissariat de police.
Reste à savoir si ces monstres payeront bien le prix de leur crime abominable contre cette honorable dame dont ils ont ruiné la vie?Rien n’est moins sûr!
Bakari Guèye


Mauritanie/Remaniement ministériel : Un changement sans envergure

Nouveau gvt Source AMI
Crédit photo:AMI

Sur ordre de la présidence, le premier ministre Yahya Ould Hademine a remanié mercredi son gouvernement. C’est ainsi que 3 nouvelles figures ont fait leur entrée en force dans l’attelage gouvernemental.
Il s’agit en l’occurrence de Ahmedou Ould Abdella, nouveau ministre de l’Intérieur qui a jusque là fait carrière au sein de l’administration territoriale. Il fut préfet dans plusieurs départements du pays puis gouverneur au Brakna notamment.
C’est un homme posé et à la limite de l’effacement, un profil qui ne sied guère à chef d’orchestre d’une administration territoriale qui a montré ses limites et qui a besoin d’un homme à poigne capable de faire bouger les choses. Autre promu, M. Hamadi Ould Meimou, nouveau ministre Affaires étrangères et ancien ambassadeur en Éthiopie.
Il s’agit d’un commis de l’État qui a fini de se familiariser avec les rouages des relations internationales. C’est dire que ce poste, il le mérite beaucoup plus que son prédécesseur, une jeune prof de collège qui s’était retrouvé du jour au lendemain catapultée à la tête de la diplomatie mauritanienne, ce qui a semblé à tout le monde comme un acte très osé voire surréaliste.
Le 3ème ministre qui a fait son entrée fracassante au gouvernement n’est autre que le député de R’Kiz, Mohamed Lemine Ould Cheikh, un orateur né, célèbre pour ses envolées lyriques à l’assemblée nationale pour défendre avec bec et ongles la politique suivi par le président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Nommé ministre des relations avec le parlement et la société civile, porte parole du gouvernement, il remplace à ce poste un autre hâbleur à savoir M. Izidbih Ould Mohamed Mahmoud qui en dehors de sa capacité phénoménale à faire étalage de ses prédispositions littéraires et linguistiques n’avait rien d’autre à faire valoir et n’était pas l’homme qu’il faut pour ce poste clé.
Et, ironie du sort, il sera le seul ministre à quitter définitivement le gouvernement.
Bakari Guèye


Mauritanie/Exacerbation des tensions politiques

POLITIQ
Crédit photo:Alakhbar

A la veille du dialogue annoncée unilatéralement par le camp du pouvoir, rien ne va plus entre l’opposition et le camp présidentiel. Et, la dernière passe d’arme entre les deux camps au sujet d’un très controversé communiqué de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel(HAPA), en dit long sur les états d’esprit des uns et des autres.
Il y a eu aussi cette rencontre organisée jeudi par l’institution de l’opposition dont le chef de file a accusé à cette occasion le pouvoir en place de faire obstruction au processus démocratique du pays.
Et ce ne sont pas les dernières déclarations de M. Mohamed Ould Mouloud, président de l’Union des Forces de Progrès (membre influent du FNDU, la principale coalition de l’opposition) qui vont arranger les choses ; bien au contraire ! En effet, dans une interview au journal « Akhbar info », Ould Mouloud accuse le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz de tous les maux. Pour lui, ce régime « constitue une menace pour le pays et les populations.»
Selon Ould Mouloud : « Ould Abdel Aziz doit quitter le pouvoir parce que la Constitution lui interdit de briguer un autre mandat (…) Ce n’est pas seulement le peuple qui demande son départ mais sa présence nuit aux intérêts des populations. Ce pays n’est plus le nôtre. C’est le pays de la bande du Président et d’une minorité de l’Armée qui ont confisqué et centralisé le pouvoir, qui s’enrichissent et violent la loi ».
Et suivant son raisonnement, le pays est en danger et, on assiste à « la dislocation de l’État et le risque de son effondrement ».
Il va sans dire qu’avec une telle diatribe, on voit mal comment l’opposition sera amenée à s’assoir sur la même table de n négociations avec un pouvoir qu’elle accuse de tous les noms d’oiseaux.
On assiste donc à une crise de confiance très inquiétante et une exacerbation des tensions politiques qui n’augure pas de jours meilleurs pour un régime qui ignore ostensiblement les revendications de l’opposition et qui continue crânement sa fuite en avant.
Et pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz, le dialogue débutera bien comme prévu le 07 septembre prochain et tant pis pour les boycottistes.
Bakari Guèye


Mauritanie : mise en demeure contre les écoles privées, de la poudre aux yeux ?

ECOLE PRIVEE CRIDEM
Crédit photo: Cridem

Le ministère de l’Éducation nationale a adressé récemment une lettre de mise en demeure aux écoles privées invitées à respecter les cahiers des charges et à appliquer scrupuleusement la réglementation en vigueur.
A en croire le directeur de l’Enseignement privé qui s’exprimait sur la télévision nationale, 89 établissements ne disposant pas de récépissés ont d’ores et déjà été fermés. Et plus de 400 autres établissements, dont certains, sont en porte à faux avec la loi, doivent régulariser leur situation pour ne pas subir le même sort.

Reste à savoir si cette fameuse loi que le ministère brandit telle une épée de Damoclès va bien être appliquée à tous. Le doute demeure et est permis quant on sait que parmi cette kyrielle d’écoles, rares sont celles qui sont aux normes. Il va falloir donc plus d’élasticité et de souplesse pour ne pas obliger toutes ces écoles-boutiques à mettre la clef sous le paillasson.

En effet, profitant du laisser-aller et de la pagaille ambiante, les écoles privées ont poussé comme des champignons et mis à part l’appât du gain, la plupart d’entre elles n’ont pas leur raison d’être, car ne respectant pas les règles les plus élémentaires de l’enseignement.

Les infrastructures sont rudimentaires et inappropriées. La grande majorité de ces écoles louent des maisons à usage d’habitation où même la cuisine fait figure de salle de classe. Les élèves sont serrés comme des sardines. Et la plupart du temps, on ne tient guère compte du nombre d’élèves par rapport à la superficie de la classe. Du coup, il n’est pas rare de voir certains élèves suivre les cours perchés sur des fenêtres ou complètement hors de la classe.
Quant aux enseignants, la priorité est donnée aux plus offrants, des étrangers le plus souvent, sans niveau, ni formation aucune.
Pour avoir une idée du piteux état de ce secteur, je vous invite à lire cette inscription qui trône majestueusement sur la devanture d’un établissement privé de Dar Naim, un quartier populaire de la capitale : « Ecole Privé : Primaire-Colege-Segondaire ».

La question qui se pose c’est de savoir quelle est la recette miracle que le ministère va adopter pour mettre fin à ce commerce juteux qui se fait sur le dos de pauvres citoyens. Des parents qui jettent leur argent par la fenêtre en engraissant des propriétaires sans scrupule gérant des écoles le plus souvent bidon. Et quand on sait qu’il y a des milliers d’agréments d’écoles privées qui alimentent le marché noir et qui se vendent comme des petits pains, on ne peut qu’être consterné par la profondeur du mal.
Bakari Guèye


Mauritanie/Décès de Mohamed Said Ould Homedi : Un baobab est tombé !

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Crédit photo:AdrarInfo

 

Le décès Mercredi dernier à Rabat du journaliste, ex diplomate et surtout grand homme de culture, Mohamed Said Ould Homedi a fait l’effet d’une bombe en Mauritanie où l’homme jouit d’une aura inégalée.
Cette popularité s’est vérifiée à l’occasion de la prière organisée au retour de sa dépouille, une prière à laquelle ont assisté des milliers de personnes et qui a eu lieu après minuit dans l’enceinte de la mosquée Ibn Abass de Nouakchott, qui a refusé du monde.
Le défunt qui fait partie des rares intellectuels mauritaniens déformés par les considérations tribales, raciales, idéologiques, régionales…a œuvré toute sa vie durant pour l’ancrage des valeurs de l’unité nationale, de la diversité et de la cohabitation inter communautaire.
La forte personnalité de l’homme a été forgé par son brillant parcours académique et professionnel.
Après de brillantes études à Saint Louis, il fera partie de l’équipe qui va piloter le lancement du quotidien national « Chaab ».
De 1972 à 1978, il occupera différents postes de Conseiller dans des représentations diplomatiques mauritaniennes à l’étranger.
De 1978 à 2001, il occupera des postes au sein de la haute administration (Secrétaire Général de la présidence de la République) puis au sein de la représentation diplomatique aux Nations Unies. Il a ensuite été nommé ambassadeur de la Mauritanie auprès du gouvernement américain.
Très engagé pour le règlement de la question de l’esclavage en Mauritanie, le défunt avait été nommé en avril 2013 président du « Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Hratine ».
Cette gigantesque tâche, Ould Hommedi s’en acquittait avec sérieux et abnégation et sa rencontre programmé avec le président de la République sur la question suscitait d’énormes espoirs, une rencontre qui malheureusement n’aura jamais lieu.
Le baobab s’est en effet allé sans crier gare et son œuvre mérite d’être préservée et approfondie.Que la terre lui soit légère ! Wa inna lillahi wa inna ileyhi rajioune.
Bakari Guèye


Mauritanie/Recrutement de la cour des comptes : Les candidats dénoncent une comédie

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Crédit photo:Alakhbar

 

Les candidats au concours de recrutements d’auditeurs au profit de la cour des comptes ne décolèrent pas. Ce concours organisé par le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, la Cour des Comptes et la Commission Nationale des Concours a eu lieu le samedi 15 août dans les locaux de l’Ecole Nationale d’Administration, du Journalisme et de la Magistrature(ENAJM).
Seulement, le test ne s’est pas déroulé d’après les candidats dans de bonnes conditions et la transparence ne semble pas être de mise, ce qui a poussé la plupart des candidats à se retirer et à boycotter les épreuves.
Ces derniers qui protestaient contre les sujets qui d’après eux n’ont aucun lien avec les spécialités demandées, ont pris d’assaut le président de la Commission Nationale des concours qui a rejeté la responsabilité sur la Cour des Comptes qui, selon lui a défini le profil des candidats qu’elle cherche et a confectionné les épreuves.
Mais cette réponse n’a guère convaincu les protestataires qui estiment qu’il s’agit là d’une véritable supercherie et d’une absence totale de règles de transparence.
Les candidats juristes se sont en effet vu proposés un ensemble d’exercices traitant essentiellement de comptabilité, une matière dont ils ignorent jusqu’au b.a.-ba, pour la simple raison qu’elle n’est pas prévue dans leurs curricula de formation.
Ils estiment donc que ce concours n’est qu’une perte de temps car pour eux les jeux étaient déjà faits et, il fallait tout simplement organiser le concours pour sauver les formes et propulser les heureux élus qui sont connus d’avance.
Parmi les nombreux griefs avancés par les candidats mécontents on peut citer, le report de la date du concours, la modification des critères liés à l’âge des candidats et enfin la nature des épreuves.
Quoiqu’il en soit, la transparence dans les recrutements s’impose à plus d’un titre dans un pays où n’importe qui peut occuper n’importe quel poste. Aujourd’hui, d’ex chauffeurs, des boys (domestiques) sont catapultés sans état d’âmes à la tête de Conseils d’Administration de grandes entreprises publiques, une réalité souligné récemment par un chercheur dans un forum à Nouakchott et corroboré par un ex ministre de l’intérieur. C’est là une triste réalité qui empêche le pays à aller de l’avant.

Bakari Guèye