Bakari GUEYE

Éducation : La Mauritanie, dernier de la classe

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Crédit photo:AFD

Malgré les milliards investis dans e système éducatif dans le cadre du méga-programme du Projet d’appui au programme national de développement du système éducatif (PNDSE, 2001-2020),la Mauritanie reste à la traine et son système moribond est classé parmi les plus exécrables de la planète.
C’est ainsi que notre pays trône lamentablement à la queue du rapport 2015 « The Global Competitiveness Report »(GCI), publié par le Forum Économique Mondial.
La Mauritanie occupe la 134ème place sur 140 pays.
Ce rapport publié annuellement évalue la qualité des systèmes éducatifs dans le monde sur la base d’une quarantaine de critères objectifs.
Ce résultat somme toute catastrophique met à nu le délabrement de notre système éducatif et devrait mettre la puce à l’oreille des autorités de tutelle qui ont le devoir de cesser de jouer à l’autruche en occultant la réalité et de prendre des mesures concrètes et énergiques pour tenter de circonscrire le mal.
Rien ne sert de continuer la fuite en avant en essayant de colmater les brèches béantes en se fondant sur une politique bâtie sur l’improvisation et l’amateurisme.
Le ministère de l’éducation est truffé de compétences qui ne demandent qu’à être fructifiés et les moyens ne manquent pas mais, il se trouve que la politisation à outrance du système le condamne à s’enfoncer dans les abysses des ténèbres.
Donc, pour redresser la barre, il va falloir procéder à une cure anti politicienne et faire appel aux compétences avérées en appliquant une politique rigoureuse et sans concessions.
Ce n’est qu’à ce prix que l’on pourrait redresser notre école, une école moribonde qui aujourd’hui traine l’image du pays dans la boue.
Bakari Guèye


La Mauritanie/Dialogue politique : La confusion toujours de mise

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Crédit photo:Maurisahel

Le dialogue politique tant souhaité –du moins en apparence-par les acteurs politiques de l’opposition et de la majorité a toujours du mal à prendre forme.
C’est ainsi qu’on va de report en report et les supputations vont bon train.
Les dernières déclarations de Me Ahmed Salem Ould Boyuhoubeyni, le tout nouveau président du forum national pour la démocratie et l’Unité (FNDU) ne sont pas pour déverrouiller l’énigme qui entoure la participation ou non de ce pôle politique.
Pour le patron du FNDU : « Si le pouvoir a réellement la volonté d’entamer un dialogue sérieux attendu par tous les mauritaniens, il doit, pour montrer sa bonne foi, et nous prenons le peuple à témoin, reprendre le processus de contacts et de négociations avec le FNDU. Et, nous attendons sa réponse. »
Cette disponibilité au dialogue a été bien accueillie dans le camp adverse. Dans un communiqué en date du 23 octobre, les partis de la majorité présidentielle saluent cette volonté sans équivoque d’aller au dialogue, ils se disent prêts à discuter avec le FNDU des modalités pratiques de ce dialogue et réaffirment leur conviction sur le fait que seul le dialogue est en mesure de décanter la situation politique du pays.
Pendant ce temps, dans l’autre pôle politique qu’est la CAP qui tentait de mener une médiation entre le FNDU et la majorité, la situation semble se dégrader entre les différentes composantes de cette coalition et à en croire des informations relayées par des médias locaux, le torchon brûle entre Boidiel et Messaoud et ce dernier ne semblerait pas très enchanté par le dialogue orchestré par le pouvoir.
Bakari Guèye


Militaires mauritaniens au Yémen : un envoi à hauts risques

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Crédit photo:Alakhbar

L’envoi d’un contingent mauritanien au Yémen ne serait plus qu’une question de jours.
L’accord toujours entouré du plus grand secret aurait été finalisé lors de la dernière visite du président Mohamed Ould Abdel Aziz en Arabie saoudite, une visite très spéciale au cours de laquelle les autorités du royaume wahabite n’ont pas lésiné sur les moyens en mettant à la disposition du président mauritanien un jumbo jet spécial pour son déplacement.
Le séjour récent à Nouakchott du ministre saoudien de la Défense accrédite cette thèse.
Quoiqu’il en soi, cette décision du gouvernement soulève un tollé dans les rangs de l’opinion et de la classe politique.

Pour le Rassemblement des forces démocratiques (RFD), un des plus grands partis de l’opposition , qui dénonce le silence des autorités, il n’est pas concevable de transformer les soldats en une  » vile marchandise que l’on monnaye sur le marché des échanges ». De plus le RFD souligne que la mission de l’armée est de défendre l’intégrité du territoire national et de sa souveraineté, c’est pourquoi il refuse « catégoriquement l’envoi des forces armées et de sécurité dans n’importe quel conflit hors du pays « .

Mais toutes les protestations risquent de rester lettre morte, car le pouvoir fait face à une crise économique aiguë du fait de la chute vertigineuse du cours des matières premières (fer notamment).
Pour pallier le manque à gagner, cette transaction qui se chiffrerait à plus de 500 millions de dollars est une aubaine. Et il ne faudrait rater pour rien au monde ce don du ciel, même si en contrepartie, on prend le risque d’envoyer nos soldats à l’abattoir,  car ce n’est un secret pour personne, le Yémen constitue un véritable bourbier et les « Houtis » ne sont pas des enfants de chœur !
Bakari Guèye


Mauritanie: Le pouvoir et l’opposition pas sur la même longueur d’ondes

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Crédit photo:AMI

Le mois d’octobre file à une vitesse grand V et le dialogue politique annoncé par le président de la République pour les premiers jours de ce mois se fait toujours attendre.
Mais, dans les états major politiques, on semble s’affairer pour le lancement de ce dialogue, du moins dans le camp de la majorité.
En effet, depuis quelques semaines, les membres du gouvernement multiplient les sorties, aussi bien à Nouakchott que dans le reste du pays pour expliquer aux populations les vertus du dialogue.
Pendant ce temps, l’opposition, le FNDU notamment se mure dans son indifférence et ne se sent nullement concerné par tout ce remue ménage.
Dans son dernier communiqué rendu public en fin de semaine dernière, la coalition de l’opposition radicale, le Front National pour la Démocratie et l’Unité(FNDU) ignore crânement l’invite du premier ministre pour prendre part aux assises en vue et affirme que le salut ne pourrait résider que vers un retour inconditionnel au processus précédent interrompu unilatéralement par les autorités ;
La médiation menée par la Coalition pour l’Alternance Pacifique(CAP)-opposition modérée- semble vouée à l’échec et des signes avant coureurs indiquent que le pouvoir risque de se retrouver seul dans ce dialogue sur lequel les mauritaniens fondent de grands espoirs.
Bakari Guèye


Mauritanie : la santé publique en danger

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Crédit photo:AMI

La Mauritanie fait face depuis quelques mois à une situation sanitaire préoccupante, situation aggravée par l’apparition récente d’une épidémie de la fièvre de la vallée du Rift.

Malgré les dénégations des autorités sanitaires et les discours du ministre de la Santé et de ses principaux collaborateurs qui soutiennent que tout est rose, le doute n’est plus permis concernant le mal qui sévit dans le pays. De plus, la fuite dans la presse d’une lettre du secrétaire général du ministère de la Santé adressée à l’OMS sous le sceau de l’urgence a contredit toutes les théories avancées jusque-là pour calmer l’opinion publique.
Ainsi, l’Organisation mondiale de la santé est invitée à intervenir d’urgence pour aider à circonscrire le mal avant qu’on en arrive à une épidémie de type A.

Selon cette lettre, la maladie a d’ores et déjà fait son apparition dans 12 départements du pays, dont 2, à Nouakchott, à savoir les départements de Dar Naim et Riyad. La lettre précise que le nombre de décès s’élève à 8 parmi les cas suspects. A ce jour on compte 25 cas suspects. Un chiffre qui risque d’augmenter vu l’incapacité des autorités sanitaires à freiner la progression exponentielle de l’épidémie de la dengue qui sévit elle aussi à une très grande échelle un peu partout dans le pays et notamment à Nouakchott où on dénombre des milliers de personnes atteintes.

Un tableau donc peu reluisant pour ne pas dire apocalyptique, un tableau que les autorités sanitaires tiennent coûte que coûte à cacher à l’opinion pour on ne sait quelles raisons.
C’est ainsi qu’au cours de sa dernière conférence de presse vendredi dernier après un Conseil des ministres qui avait évoqué la situation sanitaire, le ministre de la Santé a affirmé sans ambages que « La situation est sous contrôle ». Selon Ahmed Ould Jelvoune la FVR a fait 6 morts, un chiffre qui est en porte à faux avec celui envoyé à l’OMS.
S’adressant à l’OMS, le ministère brosse un tableau noir de la situation et parlant aux citoyens, il avance de faux chiffres et affirme qu’il n’ya pas de problème. Voilà une attitude pour le moins malsaine. Pourquoi ce double jeu ?

Bakari Guèye


Mauritanie : le ministère de l’Éducation accumule les maladresses

 

 

 

 

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Crédit photo: Bouly

Le report de l’ouverture des classes initialement prévue le lundi 5 octobre a pris de court toute la famille scolaire et même les responsables du ministère de l’Education nationale n’étaient pas en reste.
En effet, c’est à quelques heures de la rentrée que le Conseil des ministres a pris la décision de reculer la date de la rentrée à cause dit-on des dangers que fait peser l’actuelle épidémie de fièvre qui secoue la capitale et que le ministère de la Santé s’évertue à cacher.

Pourtant, il semblerait que c’est après la présentation d’un rapport du ministre de la Santé, au cours de cette réunion du gouvernement, que le président a décrété ce report sine die.
Le ministère s’empressera le lendemain de fixer une nouvelle date, le 19 octobre.
Et, le 5 octobre, les établissements adoptant le système français comme le groupe scolaire privé « Le Petit Centre » qui étaient déjà en pleine année scolaire ont été sommés d’arrêter les cours pour se conformer à la nouvelle décision qui a soulevé un tollé dans le rang des parents d’élèves.

Autre mauvaise surprise qui attendait les pensionnaires de ces écoles étrangères, c’est, le fait « d’exiger désormais des enfants mauritaniens de se munir d’une dérogation » pour s’inscrire dans ces établissements.
Cette aberration bureaucratique contribuera à compliquer la vie aux ténors des écoles privées dont près de 90 ont été fermées cette année par le ministère, sans crier gare.

Ainsi, l’année de l’enseignement qui touche à sa fin n’aura pas tenu toutes ses promesses et comment d’ailleurs pouvait-il en être autrement avec un système éducatif pratiquement à genoux.
Le pilotage du système demeure l’un des plus grands handicaps d’un ministère où les responsabilités ne sont pas clairement définies et on ne sait pas qui fait quoi ?

Certes, il y a eu de nombreuses formations au cours de cette année, des formations qui ont mobilisé beaucoup d’argent mais pour quels résultats.
Le secret de tous ces séminaires résiderait dans l’existence d’un important programme financé par l’Union européenne à hauteur de 30 millions d’euros, un programme qui touche à sa fin mais avec une capacité d’absorption encore faible.
Il fallait donc inventer coûte que coûte des séminaires pour dépenser cet argent.
Bakari Guèye


Le pouvoir mauritanien a perdu la guerre contre les moustiques

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Crédit photo:Cridem

Malgré la campagne de pulvérisation menée tambour battant début septembre par les autorités compétentes, les moustiques continuent leur offensive de plus belle et pullulent dans tous les coins et recoins de la capitale, soumettant ainsi les habitants de la ville de Nouakchott à un calvaire qui devient de plus en plus insupportable.
L’anophèle a fini d’élire domicile dans ce fief idéal qu’est la capitale mauritanienne. Avec ses étendues d’eaux polluées et de décharges sauvages situées au beau milieu des habitations, Nouakchott constitue un havre de paix pour ces redoutables insectes qui poursuivent leur carnage au sein de populations pauvres et abandonnées à leur triste sort.

La canicule aidant, les moustiques qui se reproduisent à une vitesse grand V, maintiennent la pression et les malades se pressent devant les portes des hôpitaux et autres centres de santé. Ces établissements n’ont le plus souvent pas grand-chose à leur offrir, exception faite des plus solvables : une espèce en voie de disparition dans un pays où la grande majorité des habitants a du mal à survivre au jour le jour.

En raison d’un libéralisme sauvage cautionné par les dirigeants en place, les prix connaissent une hausse vertigineuse. Conséquence, la plupart des Mauritaniens ont un pouvoir d’achat faible, voire inexistant et le pouvoir ne leur offre pas grand-chose.

Bon nombre s’interrogent, comment un gouvernement qui ne peut même pas remporter une guerre contre les moustiques qui assiègent sa capitale pourrait-il remporter la guerre contre le sous-développement ?
Bakari Guèye


Les habitants de Nouakchott sous le joug d’une terrible maladie

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Crédit photo:Alakhbar

La fête de l’Aid El Kébir n’aura pas fait que des heureux à Nouakchott, une ville sinistrée où des centaines voire des milliers d’habitants sont aux prises depuis quelques semaines avec une fièvre d’une nature inconnue qui fait des ravages dans les différents coins de cette cité.
En effet, dans la plupart des familles des malades se manifestent quotidiennement et les hôpitaux et autres centres de santé refusent du monde. Le personnel médical débordé par l’ampleur de la catastrophe ne sait plus à quel saint se vouer.
Les salles d’hospitalisation sont partout pleines à craquer et le personnel soignant est dans certains cas obligé de fermer les portes au nez de malades désespérés et abandonnés à leur triste sort.
La situation sanitaire est tout à fait piteuse contrairement à la thèse défendue par les autorités apparemment complètement dépassées par les événements.
C’est ainsi qu’au cours d’une récente visite dans certains centres de santé, le chef du gouvernement a catégoriquement nié l’existence d’une quelconque épidémie.
Et au cours de son dernier point de presse, le porte-parole du gouvernement a emboité le pas à son chef, assurant que tout est rose dans les centres de santé où dit-il toutes les maladies sont traités convenablement, une langue de bois ou je dirai une langue d’acier qui tranche nettement avec l’amère réalité qui crève les yeux.
Les populations de la capitale devraient donc se tourner ailleurs plutôt que de compter sur l’aide d’un gouvernement qui est incapable de diagnostiquer et identifier la terrible maladie qui continue à sévir et à faire de plus en plus de morts.
Bakari Guèye


« Taziast Mauritanie » renvoie des dizaines de ses employés dans la rue

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Crédit photo:Noorinfo

« Taziast Mauritanie » continue à semer la désolation dans les rangs de ses employés mauritaniens.
Et, comme il fallait s’y attendre après son dernier show médiatique et sa mise en scène de dialogue avec les délégués des travailleurs, une mise en scène destinée à berner l’opinion, la tristement célèbre société aurifère « Tasiast Muritanie » a de nouveau franchi le Rubicon, en mettant à la porte des centaines de ses employés mauritaniens.
Ce licenciement massif, qui a touché près de 150 employés, le second du genre en l’espace de 2 ans est un coup de poignard dans le dos de ces braves employés exploités jusqu’aux os et qui font vivre des familles entières.
Pour ces esclaves dans leur propre pays, le désespoir est à son comble et l’un d’eux serait tombé en syncope lorsqu’il apprit la mauvaise nouvelle qu’on lui annonça son licenciement par téléphone.
Et il s’en est donc fallu de peu pour qu’on en arrive au pire.
L’homme qui à l’instar de la plupart de ses compagnons d’infortune a en charge une famille démunie, et tous ces employés ne demandent pas plus que le respect de leur dignité et de leurs droits garantis, non pas par la société dévoratrice de ses enfants, mais par les lois en vigueur en Mauritanie.
Voilà en tout cas qui doit donner à réfléchir aux dirigeants de cette société mus exclusivement par l’appât du gain et qui foulent crânement aux pieds les droits les plus élémentaires de ses travailleurs et ce, au grand dam de l’Etat mauritanien qui assiste en spectateur à cette exploitation éhonté de ses propres citoyens.
La compagnie canadienne Kinross avance des causes similaires à celles avancées en 2013 lors du premier licenciement massif auquel elle avait procédé, à savoir : la chute des cours de l’or et la hausse des coûts de production.
La société justifie par ailleurs la réduction des effectifs de ses implantations en Mauritanie par sa volonté de maintenir ses activités dans ce pays.
Dans le communiqué de presse rendu public à cette occasion par la société, celle-ci note que : « La procédure de licenciement a été menée en conformité totale avec la législation mauritanienne et dans le plus grand respect des droits des employés, qui ont été informés personnellement de leur licenciement au cours d’une réunion individuelle avec leurs chefs de département. En plus du paiement des droits et avantages acquis, la Société a décidé d’aller au-delà de ses obligations légales en accordant aux employés impactés et à leurs familles la possibilité de profiter d’un programme de soutien social. »
Bakari Guèye


Coup de force au Burkina : L’Afrique victime de ses militaires

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Crédit photo:faso.net

Décidément la malédiction qui continue à hanter l’Afrique a la peau dure. Le continent noir sur lequel le mauvais sort s’acharne depuis la nuit des temps, n’en finit pas d’accumuler les déboires.
En effet, depuis la nuit des temps, la plupart des pays africains sont victimes de coups d’états militaires, des bidasses qui privilégient la poudre à la tête des canons et des baïonnettes, en lieu et place de la matière grise.
Qui l’eût crut ? Le Burkina qui venait à peine d’être libérée des chaines d’une dictature implacable à laquelle il fut soumis pendant des décennies, replonge à nouveau dans le chaos, avec le retour en force des militaires, sous la houlette du tristement célèbre Régiment de la Sécurité Présidentielle (RSP),pas content d’avoir perdu les privilèges indus dont il a toujours profité, par la force des choses.
En effet, comme partout ailleurs dans les Républiques bananières d’Afrique, les militaires sont toujours demeurés les maîtres incontestés du pays, réalisant une OPA sur tous les leviers de commande du pays.
Avec ce système bien huilé, la réussite de la transition était loin d’être acquise surtout, quand on sait que, le maître d’œuvre de ce système, l’ex dictateur Blaise Compaoré, qui était dans la ligne de mire de la justice, était terré juste à côté, à Abidjan pour mieux préparer la riposte.
Connu pour ses capacités phénoménales de déstabilisation des régimes en place dans la région, il était pour une fois appelé à manœuvrer pour son propre compte.
Et la réussite fut éclatante car le nouveau maître du Burkina, n’est autre que son bras droit, à savoir le chef d’état Major, Gilbert Djendéré.
Ainsi donc, Blaise Compaoré est sans nul doute le grand gagnant de ce nouveau hold-up militaire au pays des hommes intègres.
Et dire que l’Afrique toute entière avait vibré au diapason de la chute rocambolesque de ce dictateur sanguinaire qui s’apprête malheureusement à faire son come-back, fut-il au prix d’horribles règlements de comptes, qui risquent encore une fois de replonger le pays dans les ténèbres.
Bakari Guèye