Mauritanie : le ministère de l’Éducation accumule les maladresses

 

 

 

 

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Crédit photo: Bouly

Le report de l’ouverture des classes initialement prévue le lundi 5 octobre a pris de court toute la famille scolaire et même les responsables du ministère de l’Education nationale n’étaient pas en reste.
En effet, c’est à quelques heures de la rentrée que le Conseil des ministres a pris la décision de reculer la date de la rentrée à cause dit-on des dangers que fait peser l’actuelle épidémie de fièvre qui secoue la capitale et que le ministère de la Santé s’évertue à cacher.

Pourtant, il semblerait que c’est après la présentation d’un rapport du ministre de la Santé, au cours de cette réunion du gouvernement, que le président a décrété ce report sine die.
Le ministère s’empressera le lendemain de fixer une nouvelle date, le 19 octobre.
Et, le 5 octobre, les établissements adoptant le système français comme le groupe scolaire privé « Le Petit Centre » qui étaient déjà en pleine année scolaire ont été sommés d’arrêter les cours pour se conformer à la nouvelle décision qui a soulevé un tollé dans le rang des parents d’élèves.

Autre mauvaise surprise qui attendait les pensionnaires de ces écoles étrangères, c’est, le fait « d’exiger désormais des enfants mauritaniens de se munir d’une dérogation » pour s’inscrire dans ces établissements.
Cette aberration bureaucratique contribuera à compliquer la vie aux ténors des écoles privées dont près de 90 ont été fermées cette année par le ministère, sans crier gare.

Ainsi, l’année de l’enseignement qui touche à sa fin n’aura pas tenu toutes ses promesses et comment d’ailleurs pouvait-il en être autrement avec un système éducatif pratiquement à genoux.
Le pilotage du système demeure l’un des plus grands handicaps d’un ministère où les responsabilités ne sont pas clairement définies et on ne sait pas qui fait quoi ?

Certes, il y a eu de nombreuses formations au cours de cette année, des formations qui ont mobilisé beaucoup d’argent mais pour quels résultats.
Le secret de tous ces séminaires résiderait dans l’existence d’un important programme financé par l’Union européenne à hauteur de 30 millions d’euros, un programme qui touche à sa fin mais avec une capacité d’absorption encore faible.
Il fallait donc inventer coûte que coûte des séminaires pour dépenser cet argent.
Bakari Guèye

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