Remaniement ministériel en Mauritanie : Des poids lourds écartés du gouvernement

gouvCrédit photo:AMI

Le président mauritanien « sur proposition du premier ministre » a remanié le 16 janvier son équipe, un changement qui a touché 7 postes. 4 ministres dont ceux des Finances et des Affaires étrangères ont quitté l’équipe gouvernementale.Occupant ce portefeuille de la diplomatie depuis un peu plus d’un an, Ould Téguedi, un diplomate chevronné a été remercié le jour même de la grande manif de Nouakchott contre « Charlie-Hebdo »son compagnon d’infortune, M. Dia Moktar Malal, ministre secrétaire général de la Présidence de la République a été rétrogradé au poste de ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et des TICs.
Les deux hommes qui ont servi à l’ambassade mauritanienne en Israel n’ont pas la cote au sein de l’opinion publique qui va sans doute apprécier cette décision à sa juste valeur. Étrange coïncidence en tout cas.
Autre grosses pointure ayant fait ses valises, il s’agit de M. Thiam Diombar, l’inamovible ministre des Finances qui faisait depuis quelques mois l’objet d’une campagne de presse très féroce.
Financier de la première heure, il aura permis au président de mieux verrouiller le dispositif pour barrer la route aux redoutables budgétivores qui écument tous les leviers de commande de l’État.
Mais l’homme a été emporté par la violente tempête qui ravage actuellement les milieux bancaire et financier.
La fermeture de la MAURISBANK, le limogeage du Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie suivi par celui de la Caisse de Dépôts et de Développement sont des signes qui ne trompent pas et dénotent d’un malaise qui ne dit pas son nom.
Toutefois, avec la nomination de M. Mokhtar Ould Diaye aux Finances, l’espoir est permis car il s’agit bien d’un jeune cadre compétent de la trempe de son prédécesseur.
Débauché de la direction des Impôts, il affiche la très convoitée réputation de l’homme qui a permis de renflouer les caisses de l’Etat. En effet, depuis son arrivée à ce poste, la collecte des impôts a connu une dynamique sans précédent.
Autre promotion qui n’est pas passée inaperçue c’est celle de Mme Fatma Fall Soueina catapultée à la tête de la diplomatie mauritanienne.
Après Naha Mint Mouknass, c’est la deuxième femme à occuper ce poste resté pendant longtemps la chasse gardée des hommes.
Jeune et sans grande expérience, on se demande si cette enseignante qui a fait un bref passage au département de la culture pourrait manœuvrer un ministère aussi complexe et qui ne brille pas particulièrement pour ses services rendus à la nation.
Bakari Guèye

 

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